16.05.2008

Question...

 

Quel est le plus grand club de rencontres au monde ???

 

Mieux que le Queen, mieux qu’un Speed Dating, mieux que n’importe quelle soirée en boîte, mieux que Meetic, mieux qu’une soirée « spéciale célibataire », mieux qu’un mariage, mieux que les rencontres professionnelles, j’ai nommé : LA MOTO-ECOLE  !!

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Mesdames, vous êtes célibataires (hétéro ou homo) et à la recherche de l’âme sœur --- > Inscrivez-vous immédiatement dans la moto-école la plus proche de chez vous. Vous ne le regretterez pas, je vous le garantis.

Entre la découverte de la solidarité entre (apprentis) motards, se faire draguer par le gérant de la moto-école, les moniteurs de votre école mais aussi des autres écoles qui vous sortiront leur numéro de Don Juan en herbe pendant que leurs élèves tomberont les uns après les autres et qu’il aura les yeux rivés sur votre magnifique petit popotin, vous vous rendrez compte que 99,99% des femmes qui passent leurs permis moto sont tout autant lesbiennes que vous et votre petit popotin tentant d’esquiver les plots ne les laisseront pas non plus indifférentes. Vous apprécierez le fait d'être la seule femme parmi une dizaine de jeunes hommes séduisants, galants et particulièrement charmants dans leurs petits jeans moulants et leurs blousons en cuir. Si par mégarde, il vous arrivait comme il a pu se passer lundi pour moi de chuter à vive allure (et au-delà de vous être fait très, très, très peur et très, très, très mal), vous pourrez tomber sous le charme de tous ces hommes à vos petits soins et tellement précautionneux. Et puis, lorsque vous circulerez en pleine circulation et que vous vous arrêterez pour laissez passer un piéton ou à un feu, vous découvrirez l’effet ravageur qu’une femme conduisant une moto peut produire sur l’ensemble de la population. Vous aurez littéralement l’impression de descendre les Champs Elysées un 14 juillet acclamée par une foule conquise d’avance par votre charme…

Mais en même temps, quoi de plus sexy qu’une femme (sublime) sur une belle cylindrée ???

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Et dire que dès vendredi si j’ai mon permis, je pourrais être l’une d’elle… Mais en attendant, je vais profiter demain, lundi, mercredi et vendredi de la moto de formation en espérant que l'inspecteur tombera sous le charme aussi...

11.05.2008

A pleines dents...

Attention: OPTIMISME … OMNIPRESENT !! 

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Je ne sais pas si ça vous le fait aussi mais depuis que le mois de mai a commencé et que les beaux jours sont (finalement) arrivés : j’exulte. C’est comme si dès le 30 avril au soir, un raz-de-marée de bonheur avait ravagé ma vie. Il fait beau et … tout va bien. Que demander de plus ? Absolument rien, justement. Le dicton : « En mai, fais ce qu’il te plaît » n’a jamais été plus approprié. Je ressens un profond sentiment de liberté, mêlé à une légèreté jusque là inégalée. J’ai arrêté de me poser 3 milles milliards questions à la seconde et je me sens tellement bien. Je n’irais pas jusqu’à dire que ces 10 jours furent les plus beaux jours de ma vie mais ils n’en sont pas si loin et pourtant rien de particulier ne s’est passé. C’est uniquement mon regard sur moi et (ce qui fut) mes problèmes qui a été entièrement bouleversé.

 

 

Je crois que tout ceci a commencé au 14, rue Greuze – Paris 16ème le vendredi 2 mai aux alentours de 14h. Le soleil était radieux … contrairement à mon sourire. J’étais au pied du trocadéro face à la Dame d’Acier qui m’émeut à chaque fois pourtant et là … rien, même pas un whaaaaaah d’admiration, non rien, perdue à ruminer mes sempiternelles questions, je ne lui ai même pas prêté la moindre attention. Et puis, j’ai franchi le pas de la porte de cette modeste salle d’attente. Je me suis assise dans cette pièce beaucoup trop grande pour moi. J’ai commencé à balayer du regard ce que je pourrais emprunter pour une durée indéterminée les magazines (qui pourtant étaient d’actualité) mais cette fois-ci, j’avais plus envie de pleurer que de connaître les nouvelles tendances en matière d’architecture d’intérieur. Et puis, le docteur a ouvert la porte soudainement, ce qui me permis de retrouver mes esprits et de le suivre bien gentiment pour ce parcours que j’avais déjà accompli des dizaines de fois. Me demande d’ôter ma veste et mon sac, je suis ces directives téléguidée plus par l’habitude que par sa voix que je ne fais pas l’effort d’écouter. Je m’allonge. Bien confortablement … et pour 2h30 de temps. A peine installée sur le fauteuil de mon chirurgien-dentiste adoré, il me lance un : « N’hésitez pas Stéphanie à lever la main si vous ressentez la moindre douleur lors de l’intervention ». J’ai envie de lever la main voire les deux pour lui rugir au visage que j’ai mal, très mal même au niveau de la poitrine, légèrement à gauche dans ce petit organe tout spongieux que certains nomment un cœur. Et que comme cet organe est VITAL, j’ai du mal à vivre justement.

 

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Et puis comme d’habitude, il m’a anesthésié, alors je n’ai rien ressenti et pourtant, je crois que j’aurais préféré qu’il me fasse souffrir, ressentir cette douleur qui m’envahit depuis quelques temps et pouvoir cette fois la raccrochée à une cause. Mais non, même pas le moindre titillement hormis un grand coup de massue à la fin de la consultation lorsqu’il m’a présenté la facture et même après avoir chaussé mes lunettes Dior, je m’aperçus que je ne voyais ni double, ni trouble mais qu’il y avait bien 4 chiffres! 2h30 que je ne sais comment occuper. 2h30 pendant lesquelles le dentiste et son assistante vont œuvrer et 2h30 pendant lesquelles je ne pourrai que penser. Penser à tout ce qui m’encombre l’esprit. Pendant ces 2h30, je me suis livrée à une auto-thérapie. Et le bilan est plus que satisfaisant. C’est comme si après m’avoir offert (pas gratuitement certes !) le plus beau des sourires, il m’avait dit : « Allez-y Stéphanie mordez la vie à pleine dents maintenant. » Et je ne cesse de le suivre ce conseil. Je ne sais pas si c’est par souci de rentabilité que ce sourire Hollywoodien ne me quitte plus ou si j’avais eu besoin de ces 2h30 en tête à tête avec moi-même pour prendre conscience qu’il y a pire que d’être payée (et plutôt bien en plus !) actuellement à ne rien faire, qu’il y a pire que de devoir choisir entre Paris et le Havre, qu’il y a pire que d’être menacé d’être à la rue chaque début de mois par mon surlocataire parce que de toute façon, je me retournerais fatalement et c’est sans doute ce qu’il serait souhaitable que je mette en place dès aujourd’hui, que dans la vie on n’obtient pas tout ce que l’on veut et qu’il ne faut jamais cesser d’y croire et se battre pour obtenir ce qui nous est le plus cher…

 

Après cette thérapie de « positive attitude », je suis ressortie et j’ai été frappé par la beauté de la Tour-Eiffel , par la vue panoramique et exceptionnelle sur Paris qu’offre la Place du trocadéro et je me suis laissée de nouveau séduire et charmée par notre Capitale. J’ai eu envie dans la perspective de peut-être lui dire très prochainement au revoir et non adieu, c’est sûr, de la redécouvrir avant de la quitter, de profiter de ces milles et une merveilles, de lui faire l’amour une dernière fois avec tout mon cœur comme j’aurais pu le faire avec une amante. Et elle l’a été mon amante. Elle m’a fait rêver comme personne, j’ai tout fait pour la rejoindre, elle a veillé sur bon nombre de mes nuits, de mes sorties, de mes promenades. Elle compte certainement aussi mon plus vaste et joli cimetière amoureux. Oh oui, je l’ai aimé Paris. Plus que ma ville natale, plus que l’ensemble des villes que j’ai eu l’occasion d’habiter ou de visiter.

Alors, j’ai tout pris d’elle : mes amis, mes quartiers préférés, les musées, les monuments, revu avec une infinie nostalgie les souvenirs attachés à chaque lieu et puis, j’ai craqué de nouveau et avec la même intensité que la première fois où je l’ai vu. Certains touristes chinois ou japonais ont un Paris-blues après avoir confronté ce qu’est Paris et ce qu’on en dit. Mais pas moi. Car quoi de plus beau que Paris ?

Et pendant ces 10 jours, motivée par le désir inégalé de mordre Paris et la vie à pleines dents accentué par une overdose d’endomorphines liée à une pratique sportive excessive, j’ai vu littéralement : LA VIE EN ROSE. Avec en résumé : du sport, beaucoup de sport (course, vélo, natation, squash, sauna, hammam, jacuzzi, motocross, karting, patinage, roller, etc…), des dizaines d’heures à se balader en vélib' ou à pieds, des heures aux terrasses du coté impair des Champs Elysées, un pique-nique à l’heure du coucher du soleil sur l’ile Saint-Louis, des câlins, des bisous, des "je me sens si bien avec toi" échangés, une demande en mariage (valable dans 4 ans et avec clause suspensive!), pouvoir croiser indifféremment dans la rue: Madonna, Gad El Maleh, Jean-Pierre Bacri, Michel Picouly, Fred que Jacky du feu Club Dorothée, retrouver un ami que je n’avais pas vu depuis un an, des milliards d’émerveillements, de regards échangés et certainement encore plus de fous-rires…

 

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Alors même si ma décision n’est pas totalement arrêtée, je ne vois pas comment, je pourrais te quitter Paris et si ce devait être le cas, saches que ce ne sera jamais définitivement et uniquement pour mieux revenir comme l’on revient auprès de ses premiers amours. Je suis subjuguée par ta beauté Paris et limite amoureuse, je dois bien le reconnaître.  

 

Merci pour tout, Paris…

06.05.2008

Le 10 mai, laissez-vous tenter...

Pour les femmes qui aiment les femmes : The Ultimate Lesbian Party…

 

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Dans ce lieu exceptionnel,
laissez vous tenter en succombant aux plaisirs... DE
LA FEMME

Sue les deux mezzanines du World Place
entièrement privatisées pour vous
ET RIEN QUE POUR VOUS !

Shows sensuels, cadeaux et surprises vous attendent.

WORLD PLACE Champs Elysées.
32/34 rue Marbeuf
Paris 8ème.
M° Franklin Roosevelt.

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Pour tous les autres (et surtout ceux qui aiment la vodka) : OB au Cab…

 

 

Soirée officielle Zubrowka - soirée très polonaise - le Samedi 10 Mai 2008 de 22h30 à Minuit au Cab.

Le Cab se situe au 2 place du Palais Royal - 75001 Paris - dans le Louvre des Antiquaires.

L'Open-Bar 'Zubrowka givrée' étant privé, seules les personnes avec leur laissez-passer seront admises de 22h30 à Minuit.

--> Hey Psssssst: Si vous êtes intéressé(e), le code VIP lors de l'inscription sur: www.cireurs-private-club.com est: "CBI"

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Excellent 10 mai à tous et passez un très agréable week-end de 5 jours...

25.04.2008

Non mais comment peut-on être aussi conne??????

Attention connerie fraîche...

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24/04/2008

 

23:50:50

 

Fatima

 

Stéphanie

 

Bonsoir Stef. Ton entreti1 c bi1 passé? Tu déménages quand au Havre ... (que je vienne me faire des WE en normandie)?

24/04/2008

 

23:51:30

 

Stéphanie

 

Fatima

 

On verra bien… En fait, c’est pas du tout  ce qui me préoccupes en ce moment…

Au même instant modification de mon message perso sous MSN pour : « Stéphanie – Elue Citoyenne d’Honneur de Sotteville. Ils ont adoooré mes travaux de recherches (BENEVOLES) sur la bêtise humaine !! »

25/04/2008

 

00:01:32

 

c quoi cette histoire de "bêtise humaine"

25/04/2008

 

00:04:46

 

C'est que j'ai fait une ENORME connerie!

25/04/2008

 

00:06:08

 

c quoi ???

25/04/2008

 

00:09:39

 

Supposons que tu connaisses très bien une personne qui a un grave problème à la jambe ainsi qu'une tumeur et qui se fait hospitaliser. Et que toi Stéphanie A**I, pas très très futé, tu appelles l'hôpital pour faire livrer des fleurs et que la standardiste te dise que non cette personne n'a jamais mis les pieds ici. Et que donc tu traites de tous les noms ton amie parce que tu crois qu'elle a inventé tout ça. Alors qu'elle était juste pas dans CET hôpital là!!!!!! Là, je pense que ça va, niveau bétise humaine , tu ne peux pas faire mieux!!!

25/04/2008

 

00:10:47

 

t b^te pourkoi tu crois qu'elle aurait menti sur une chose aussi horible. elle est toujours ton amie ou c fini ?

25/04/2008

 

00:12:37

 

A ton avis? ?? Et effectivement, je crois que l’on peut tout à fait résumer la situation comme ça : JE SUIS TROP BETE. Si tu savais comme je m’en veux Fati. Tu sais que des fois je me pose vraiment des questions sur mon équilibre mental…

25/04/2008

 

00:13:31

 

Je ne peus même pas te dire quelque chose pour consoler ta bêtise *-)

25/04/2008

 

00:15:54

 

Je crois qu’il n’y a tout simplement rien à dire à part que j’ai été PITOYABLE… Si tu savais comme je regrette, comme je m’en veux d’être aussi conne…

25/04/2008

 

00:17:22

 

tu n'a même pas chercher à savoir t'a démaré au quart de tour?

25/04/2008

 

00:19:03

 

A ton avis, Fati ? C’est là que TOUT le « génie » de la Docteur-ès Connerie que je suis est entré en jeu et a mis à profit ses 26 ans d’expérience ! Je me suis vraiment excitée toute seule. Et au-delà d’avoir remis ses propos et sa souffrance en doute, de ne pas lui avoir fait confiance, je me suis pas vraiment, vraiment comportée comme une personne tout à fait équilibrée. Au moins à vingt mille lieux du comportement prescrit dans le guide des bonnes manières de Nadine de Rotschild, tu vois. Je suis énervée contre moi, tu ne peux même pas savoir comme je me trouve pathétique…

25/04/2008

 

00:23:24

 

Tu lui as di koi ?

25/04/2008

 

00:24:05

 

Naaan, rien de  bien grave : je l’ai (JUSTE !)  insulté, menacé, traité de tous les noms, lui ai reproché tous les malheurs de la terre et puis aussi (comme si c’était pas suffisant !) je l’ai aussi menacé d’harceler sa mère, son frère et son mec… Tu vois : Un vrai pétage de plomb hors-norme quoi. Un feu d’artifice de conneries. JE SUIS TROP CONNE. A ton avis, j’appelle directement Sainte-Anne ou dans ce cas de figure, ils viennent directement me chercher avec le petit pyjama blanc et les mains attachées devant ?

25/04/2008

 

00:25:50

 

Hein, t’as fait ca ??? ça tourne pas bi1 rond dans ta tête ou quoi ?

25/04/2008

 

00:26:09

 

Je crois bien, oui…

25/04/2008

 

00:27:39

 

Je te reconnai pa. Elle est passee ou ma stef : philosophe, calme et reflechi ? T’as u un court-circuit ou t’as sniffé un rail de chlore avnt ?

25/04/2008

 

00:27:51

 

Oui, j’aurai mieux fait d’aller courir ou nager, allez me défouler mais pas sur elle comme je l’ai fait. Et puis réfléchir avant surtout. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle venait juste de sortir de l’hôpital, elle devait être claquée et a même pas dû comprendre ce qui se passait… J’étais dans une folie furieuse mardi, je t’avoue que je me suis fait peur moi-même… Dis Fati, t’es sûre que tu veux tjrs de moi dans ta boîte d’événementiel, parce que là t’as vu niveau accueil post-hospitalisation, c’est pas du tout au point !!

25/04/2008

 

00:28:30

 

Di ton ami, L s’appelle pas catherine, par haserd ?!

25/04/2008

 

00:28:49

 

 ;-))) -  Comment tu sais ?!!

25/04/2008

 

00:29:47

 

Envois-lui des fleurs pour te faire pardonner  elle te pardonnera ta connerie elle doit déjà te connaitre pas fute fute des fois :D

25/04/2008

 

00:30:12

 

Dans le monde merveilleux de Candy, elle me pardonne... Mais là honnêtement, comment veux tu qu’elle me pardonne ? C’est IMPARDONNABLE ce que je lui ai fait. Honnêtement à part une amnésie ou attendre 2734  qu’une machine à remonter le temps soit développée, je vois pas pourquoi elle me pardonnerait. Si je te faisais un truc pareil, tu me pardonnerais toi ?

25/04/2008

 

00:30:47

 

Deja que dps ce soir, j hesite à ce que tu revois mon fils alors tu me fai ca, disons que ta peut etre une chance pour ke je vienne sur ton lit de mort … pour taider un peu avant d aller cracher sur ta tombe

25/04/2008

 

00:34:32

 

Merci pour ton réconfort ! Si tu savais comme je m’en veux d’être aussi conne parfois… Et puis le pire c’est que je suis dingue d’elle. J’arrête pas de penser à elle. Elle me manque terriblement. Pendant tout l’entretien, je n’ai pensé qu’à elle. Le DRH m’a ddé : « Comment, je me voyais dans 5 ans ». et la 1ère image qui m’est venue : c’est avec elle. Et puis il m’a aussi ddé si j’avais une baguette magique entre les mains et que je ne puisse l’utiliser qu’une fois, qu’est ce que j’en ferai ? Je la guérirai et l’épargnerai de tous soucis ou maladie pour l’ensemble des années à venir. Elle m’obsède cette nana là. Il n’y a pas une seconde sans que je ne pense à elle. C’est la 1ère fois que ça m’arrive d’être aussi amoureuse et j’ai tout gâché… Tout à l’heure, j’étais au bord de l’Océan et j’ai chialé comme un bébé en repensant à ce que j’ai fait, de savoir que je ne la reverrai plus jamais, par ma faute en plus… Je crois que je vais aller m’exiler au Havre et emporter dans mes valises toute ma culpabilité, mes remords er mes regrets…

25/04/2008

 

00:35:27

 

T inkiete L va te pardonner. Comment veut tu kon se passe de ta ptite bouille Stef ?

25/04/2008

 

00:39:42

 

Si seulement, tu pouvais avoir raison….

 

Après lecture de ce qui précède, la Fondation pour le Développement International de la Bêtise Humaine vient de me contacter pour m’avertir en exclusivité du nom de la personne à qui il remettait le prix cette année ainsi que pour les 358 années à venir. And the Winner is (roulement de tambours) : Stéphanie A****I (clap-clap-clap).

 

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Le pire c’est que je ne sais même pas comment me faire pardonner. Je suis partagée entre l’envie de tout faire pour lui montrer à quel point je regrette mon comportement et l’envie de la laisser se reposer paisiblement après son hospitalisation ?

 

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                                                                                                                            Vous feriez quoi vous à ma place ???

20.04.2008

Avis aux Parisiens et en particulier aux Parisiennes....

Le temple de la Natation à Paris a réouvert ses portes. Alors mesdames, rendez-vous à la piscine Keller dans votre petit maillot de bain hyper sexy, vous ne le regretterez pas. Keller, c'est pas vraiment une piscine, c'est LE PARADIS en plein Paris. Et en plus l'été ou dès que les beaux jours se décideront d'arriver, le toit coulisse et laisse percevoir le soleil en plein coeur des tours Beaugrenelle, ce qui vous permettra donc d'affiner votre bronzage en toute sérennité...

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Si l'on me cherche vous pouvez directement me contacter à Keller à partir de 20h, ligne d'eau N°2,  vestiaire: 26.
14, rue de l'Ingénieur Keller 75015 - Métro : Charles Michels, Javel (Tél. : 01 45 77 12)
A bientôt!

13.04.2008

Cher Papa-Noël,

J'aurais pu vous parler de moi, faire un état des lieux (pathétique) de ma vie, vous raconter le week-end dernier, vous annoncer que j'ai passé et obtenu mon code, vous dire que mon idéal masculin est (roulement de tambours) Edouard Baer (Monsieur, si vous me lisez, c'est où vous voulez, quand vous voulez!), que Catherine Matausch était sublime ce soir au JT de France 3, vous raconter comment vendredi dernier, j'ai croisé un ex petit-ami. (bon comme vous insistez et que c'est vraiment incroyable, je vous raconte un peu, d'accord? Ce mec là quand je l'ai connu, il avait 27 ans et moi 17. Grand, hypermusclé et blond aux yeux bleus, il était carrément canon et l'est resté d'ailleurs. Je crois qu'au fond, c'était plus un pari remporté qu'une véritable idylle, en tout cas pour moi, parce que lui m'aimais. Et puis bon, je l'ai un peu trompé, jusqu'au jour où j'ai rencontré ma première copine et que je l'ai quitté, assez lachement d'ailleurs, mais bon! Et là, vendredi dernier, j'étais tranquillement installée dans l'un des fauteuils du RER en train de jouer à Bubble Breaker sur mon PDA, QUAND devinez-qui je vois en train de monter dans ma rame à Gare de Lyon? Et oui, c'était lui. Il y avait quoi, une chance sur 1 milliard, moins même sans doute. Autant que de gagner au loto peut-être. Et même si j'aurais préféré gagner au Loto, il était tout de même là, juste en face de moi. Alors qu'il vit à 650km d'ici, qu'il y a un RER toutes les 2 minutes et qu'il aurait très bien pu monter dans une autre rame et moi dans le RER suivant ou précédent. Non, il a fallu qu'il soit juste en face de moi.) Enfin voilà peut-être que vous vous en foutez mais moi, je trouve ça incroyable. J'aurais pu aussi vous dire à quel point les loyers à Paris sont élévés ou que je déteste Attali, mais en fait ce qui me préoccupes le plus et dont je n'arrive pas à me détacher est la chose suivante:

Hier soir, mon fils m'a appelé du Maroc. J'étais si heureuse d'entendre sa voix, d'avoir de ses nouvelles. Mon petit bonhomme qui vient de commencer les cours de Karaté me fait rire en me disant que cette année pour Noël, il veut avoir beaucoup, beaucoup de force, pour être le plus fort au karaté. Selon vous, c'est qui le plus fort?????? Batman?, Spiderman? Superman? Dieu? Le père-Noël? Joséphine, ange gardien? Diego, le roi des animaux? Dora? Julie Lescaut? ou Nicolas Sarkozy? Je sais pas qui est le plus fort au monde mais pourtant, j'ai un immense service à lui demander.

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Il est mignon, hein? Normal, c'est mon fils!

 

Alors voilà, on va partir du fait que c'est toi le père-Noël, le plus fort (et puis de toute façon, si ce n'étais pas le cas, je transfèrerais le message aux autres).

 

Cher Papa-Noël (que j'adore!),

J'espère que tu vas bien et que tu n'as pas trop froid au Pole-Nord (en fait, je m'en fous mais j'essaye d'être gentille pour te donner envie de réaliser ce que je vais te demander).

Tu as vu cette année, je m'y prends tôt pour t'adresser ma liste, c'est parce que comme je me disais que ton activité est tout de même vachement cyclique (et que donc le reste du temps tu n'as rien à faire à part peigner tes rennes, repasser ton long peignoir rouge, entretenir ta barbe, affuter les lames et poncer ton traineau), tu pourrais peut-être cette année m'apporter ce que je désire le plus au monde.

Tu n'es pas sans savoir que l'année dernière (oui le 14 février 2007 plus exactement), j'ai rencontré une femme, comment dire?, oui tu as raison: EXCEPTIONNELLE. Et même si c'est loin d'être toujours rose entre nous, je tiens énormément à elle. Et voilà, l'année dernière, je sais pas si c'est toi qui a merdé ou ton voisin de nuage: Dieu, mais il ne lui ait arrivé que catastrophe sur catastrophe. Alors voilà, je sais pas si là-haut, c'est aussi des stagiaires dont l'inexpérience n'a d'égal que leur incompténce qui rédigent le destin de nous autres "vivants" pendant que vous, vous vous la coulez douce au Paradis en train de descendre une 1664 pendant que Marylin Monroe et Madame Claude vous émoustillent la barbe et les poils pubiens mais vous avez grave déconné. Elle est toute gentille Catherine, a elle seule, elle compile toutes les qualités. Et bon même si elle ne m'aime pas autant que je l'aime et qu'elle a ce foutu sale caractère, est-ce qu'elle mérite tout de même ce que vous lui avez infligé depuis janvier 2007??????

Bon d'accord, je reconnais que le fait que son connard d'Hervé l'ait trompé sans scrupules a plutôt joué en ma faveur. Mais pour le reste franchement???????? Vous voulez la récupérer à vos côtés ou quoi? Pourquoi sinon lui infliger tout ça? La perte de son petit Bigoudi, la perte de la maman d'Hervé (sur ce coup là, vous auriez pas pu supprimer "la maman de" pour ne laisser qu'Hervé? A ce détail près là, j'aurais pu continuer à croire en vous mais là vous avez fait n'importe quoi comme pour la suite d'ailleurs), elle lui a redonné une chance, elle a perdu son papa et puis aussi et c'est ce qui m'amènes vers vous d'ailleurs, elle a contracté depuis l'été dernier, cette putain de maladie qui l'affaiblit de jours en jours, qui fait que chaque jours devient un véritable calvaire, bourrée de médicaments pour anesthésier la douleur, elle est à bout de souffle mon petit pinson. Et puis, on dirait que ça vous suffisait pas tout ça? Vous testez sa résistance ou quoi??? Il a fallu que vous lui colliez une belle petite tumeur en plus. C'est toi la tumeur que tu meurs ouais? T'as pas intérêt à continuer à faire du mal à Cathy sinon, je t'envoie mon fils et il est (futur) champion du monde de karaté. Alors, on la ramène moins, hein, là tout de suite.

 Tu vois petit papa-Noël, je ne t'écris pas pour une mince affaire. Ce que j'aimerai le plus au monde et, je te promets que ça vaudra pour tous mes Noëls et même tous mes anniversaires qu'il me reste à vivre, mais par pitié, guéris-la. Pour toi, c'est rien. au pire ça te coûte quoi, d'offrir une orangeade à Harry Potter ou à ma sorcière bien-aimé pour qu'ils te donnent la formule magique et puis voilà. Là, pendant toute cette semaine, elle est à l'hôpital, en train de passer des milliards de nouveaux examens tous plus exténuants les uns que les autres et puis c'est surtout l'hospitalisation de la dernière chance. Alors, je t'en supplie (je suis à genou, là-devant toi et je t'adresse les mots qui vont suivre de tout mon coeur) petit papa-noël, donne juste un tout petit coup de pouce à la médecine sur ce coup là. Rien d'extraordinaire pour toi. Cette année si au lieu d'amener au petit Nicolas Sark*** (je me demande bien à qui je peux penser!) des talonnettes de 56cm comme il va certainement te le demander, si tu pouvais simplement lui déposer au pied du sapin, une petite tumeur, en bon état et même pas trop utilisée et débarsser à tout jamais Cathy de cette saloperie comme de tout problème de santé ultérieurs d'ailleurs, je t'en serais infiniment reconnaissante mieux même je ferais tout ce que tu me demanderas même une petite gâterie si tu veux. Alors???????????????????? Affaire conclue???????????

 Je compte très, très fort sur toi Papa-Noël que j'aime à la folie et puis quand tu passeras soigner Cathy, si tu pouvais simplement lui glisser à l'oreille que je l'aime, que je suis de tout coeur avec elle et que je pense très, très, très, très, très, très fort à elle...

 Stéphanie

N.B.: Si ce message ne t'as pas touché, je tenais simplement à te dire que je peux te menacer aussi: Si tu ne m'apportes pas ce que je t'ai demandé dans les plus brefs délais, il pourrait très bien t'arriver pleins de petites bricoles ce 25 décembre quand tu descendras du ciel avec des jouets par milliers. Alors ne déçois pas tous les enfants du monde, ta raison d'exister en somme, et exauce ce souhait: guéris ma Cathy chérie.

PS: Si tu avais l'intention de réaliser mon voeu dès le départ. Ce Nota Bene ne s'adressait bien évidemment pas à toi!! Hey, papa-noël: JE T'ADORE...

02.04.2008

Poisson d'avril????? Malheureusement, non...

Je voulais vous écrire une note pleine d'enthousiasme, d'envies, de désirs. Je pensais l'appeler: "Quand le printemps est là, tout va". Je ne sais pas si ça vous le fait aussi mais depuis que le Printemps est arrivé et que le soleil se couche APRES l'heure du goûter, c'est comme si j'étais passé du mode: "Marmotte" au mode "jeune fille en fleur". Normalement, là je devrais me préparer pour aller au REX, m'imaginer dans 2 heures, une coupe à la main, puis dans 4h, observant à l'oeil nue s'allonger la ligne de chance d'une jeune femme au charme évocateur pour une aventure sans conséquence et sans lendemain...

J'aurai aimé fêter la réussite de mon code là-bas. Mais ça, ça aurait été SI la p******* de la moto-école avait eu la présence d'esprit de se dire: "Ah tiens, peut-être que je devrais penser à regrouper les dossiers des personnes qui passent le code et vérifier que je n'ai oublié personne avant de me lancer dans mon vrai travail, me limer les ongles et concourir pour la plus grosse bulle de Malabar bigoût". Mais le téléphone a dû sonner ou toutre élément fort divertissqant pour une personne aux capacités de réflexion plus que limitées. Parce qu' après avoir dû prendre ma journée de congé pour passer ce p*** de Code, après avoir attendu jusqu'à 15h avec une certaine anxiété pour me présenter, après s'être tapé 35 séries de 40 questions en 48h, s'entendre dire par la (très jolie) dame de la Préfecture: "je suis désolée madame, mais je n'ai pas votre dossier". ça fait un effet, très, très spécial. Alors vous essayez de comprendre, vous appelez la C***** de la moto-école pour qu'elle vous dise: "Poisson d'avril!!". Mais non, elle a oublié mon dossier. A cet instant, vous comprenez que vous avez pris votre journée pour rien, que cela ne sert à rien d'insister, je ne peux pas passer le Code sans ce putain de dossier. A cet instant là. Vous savez  cet instant précis où vous regrettez que Badinter ait existé, où vous vous dîtes que dans ce cas l'euthanasie est d'utilité publique voire mondiale. Ce moment où vous repasser intérieurement tout les moyens de torture et que vous vous dîtes que non, définitivement, lui briser une à une chaque petite phallange de ses petites mains n'était pas à la hauteur du préjudice subi, l'excision au cutter rouillé, c'est mieux peut-être, non?!! Comprenez par là que j'étais lègèrement énervée par cette gourdasse. Et puis après avoir harcelé le gérant de la moto-école sur son portable (oui mais il avait pas qu'à me faire le coup du: Tu sais si je t'ai offert 2h, c'était avant tout pour te revoir. Je te laisse mon portable si tu veux prendre un verre, appelle-moi quand tu peux et quand tu veux surtout. Pfffiou quel Ringard!). Comme je vous disais c'est pas la fin du monde parce qu'au final, je vais passer le Code la semaine prochaine (et je sais déjà où c'est), il va me rembourser 160€ et m'offrir 2h de conduite. Alors peut-être que ce soir, j'irais au Rex pour fêter ma réussite au Code (par anticipation), attendre avec impatience de passer le week-end dans le Lubéron avec mon 1er grand amour et puis surtout, surtout profiter de la vie...

26.03.2008

Ca sent le printemps!!!!

Ce soir, je serai là et vous???   Allez, les filles qui veut être élue: Miss Princess Pink????

03.03.2008

Un week-end en montagnes russes...



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"Toute la complexité de la femme est certainement concentrée dans cet être secret et souriant. Ne se comprenant pas vraiment elle même, elle me surprend à chaque mouvement, à chaque parole."
podcast

J'avais posé mon vendredi 29 février depuis plus d'un mois. Alors jeudi matin, je me suis réveillée impatiente, animée par le désir fou de la retrouver, la revoir, l'embrasser, l'enlacer, me remémorer la splendeur de ses seins et pouvoir de nouveau les caresser très tendrement, pouvoir lui parler, mais je crois qu'au-delà de tout cela, ce dont j'avais vraiment envie était plus simple: passer du temps avec elle, pouvoir l'écouter, lui signifier à quel point elle m'a manqué.

 C'est donc fièrement que jeudi matin, je pris ma valise pour me rendre à une réunion avec le directeur général.  C'est fou comme le temps passe lentement sans elle. Elle qui occupera toutes mes pensées durant cette interminable réunion. Comme il est bon d'attendre, d'imaginer ces moments où je serai avec elle. Le directeur général propose de me ramener avec sa voiture. Il m'interroge sur ma destination. Je lui répond avec ce sourire qui trahit mes sentiments et qui me valut d'être charrié pendant plusieurs minutes sur les charmes de la Lorraine ou plutôt des Lorrains! Si seulement, il savait à quel point, elle est belle, à quel point, je suis amoureuse d'elle, à quel point, je n'arrive pas à me concentrer plus de 2 secondes sur quelque chose avant de revenir irrémédiablement à elle, à son sourire, son regard, son menton, à ses mots qui tourbillonnent dans mon esprit, à la douceur de sa voix et toutes ces choses qui me font craquer et qui monopolisèrent mon esprit pendant ces 45 minutes de trajet.

Le challenge de mon après-midi était de pouvoir m'éclipser à 17h pile pour réussir à monter dans le train de 18h12 direction Lunéville et enfin la retrouver. Je crois que j'ai passé mon après-midi à parler d'elle à un stagiaire originaire de sa région puis le reste du temps à mon bureau, ma tête plongée dans mes bras et mon esprit si loin au moins à 450 km de là, tout près d'elle, précisemment là où j'aimerai être à ce moment. Du coup, je n'ai rien fait de l'après-midi et réussit donc facilement à finir ce que je n'avais pas commencé pour 16h45.

Je suis à Gare de l'Est à 17h50, je m'arrête une courte seconde au Salon Grand Voyageur pour y prendre un chocolat chaud avant de rejoindre voie 27: Le TGV qui en seulement 2h me transportera jusqu'à ma bien-aimée. Je suis tellement heureuse. Heureuse au point d'en sourire béatement à tous mes compagnons de voyage qui pour 90% revenaient du salon de l'agriculture; Heureuse au point de ne pouvoir dormir. Heureuse au point d'en pleurer. Ce moment là, je l'attends depuis plus d'un mois. Je repense nostalgique à la première fois que je l'ai vu. Je me remémore chacune de nos rencontres. Le temps semble s'être arrêté. J'aimerai tellement être déjà arrivée, quelle soit sur le quai vêtue de son sourire ravageur et de son regard charmeur.

Et puis, 20h05 arrive enfffffffffin. Je descends du train. Elle n'est pas encore arrivée. Alors, je l'attends. Je l'attends comme un enfant perdu dans un supermarché attendrait sa maman, je l'attends comme la jeune femme un peu perdue que je suis attend le bonheur et à qui mon petit coeur ne cessrait de crier que c'est elle le bonheur, le bonheur de ma vie, celle qui d'un sourire, d'un mot efface toutes les peines et vous redonne envie d'y croire, celle pour qui vous vous lever le matin, à qui vous pensez toute la journée et auprès de qui vous rêveriez de vous coucher. Cette femme là, j'ai pendant longtemps crû qu'elle n'existait pas, que comme le prince charmant, elle avait sa place en bas d'une bibliothèque au rayon contes pour enfant. Et puis je l'ai rencontré...

Elle arrive à peine quelques secondes plus tard radieuse. Des fois, je m'interroge sur mes sentiments pour elle, sur tous les compromis que je fais pour elle, sur notre avenir commun, sur notre relation tellement complexe qu'elle ne tient qu'à un fil bien souvent. Et puis quand je la vois, quand, je lui parle même au téléphone, je me dis qu'il n'y a pas de doutes possibles: c'est ELLE que j'aime.

Nous prenons possession de notre chambre, la 201, comme d'habitude, celle à la baignoire, celle où face au lit, nous pouvons lire cette phrase peinte à la main: "Toute sa vie, l'on se doit d'être un enfant".

 Après, une très, très, très belle et très longue ellipse, nous nous résignons tout de même à nous restaurer. Je suis si bien avec elle. Il y a toutes ces phrases que je ne parviens pas à lui dire. Tous ces mots que j'aimerai tellement qu'elle devine. Et puis, il y a cette peur aussi. Cette peur de la perdre. La peur qu'elle me quitte. La peur que son état de santé se déteriore. La peur de ne plus la revoir. La peur que ces 23h39 passent et que je ne lui ai pas dit l'essentiel. J'aimerai que ces moments aussi courts soient-ils, soient intenses, soient grands et beaux à en devenir inoubliables pour nous deux. Mais c'est rarement le cas, malheureusement parce que j'ai ce talent inné pour tout fiche par terre. Pour qu'au lieu de profiter de chacunes de ces nanosecondes de ces 23h39, je réusisse à ne penser qu'à la fin, à devenir pétrifier par elle, même. Je suis cette pauvre conne qui au lieu de vivre les moments de bonheur qui lui sont offerts, pense à l'instant suivant où le bonheur aura disparu et devient triste par anticipation. En même temps, le bonheur dans ma vie, j'ai rarement eu l'occasion de le rencontrer malheureusement alors maintenant je me méfie de lui. Mais pas du plus beau cadeau que m'ait fait la vie depuis 26 ans: pouvoir rencontrer Catherine et qu'elle s'intéresse un tout petit peu à moi. Alors pendant ce repas, j'ai bu ses paroles, déguster chcun de ses mots et apprécier à sa juste valeur chacun de ses gestes comme une personne qui essayerait à tout prix de rattraper le temps perdu.

De retour à l'hôtel, nos corps réussissent enfin à exprimer parfaitement cet amour que nous nous adressons si maladroitement par la voix. Vers 3h du matin, la fatigue se joint à nous et emporte la belle dans ses bras. Je l'observe en train de s'assoupir. Je vois ses traits se relacher, ses papières papilloner de plus en plus lentement. Elle a l'air si serraine pendant son sommeil. Je la trouve tellement belle que j'ai envie de l'embrasser. Mes lèvres lui adresseront ces mots: " Bonne nuit mon amour ". Prise d'une crise d'angoisse, je me réveille à 7h15 en sursaut. La sentir près de moi me rassure, je la regarde dormir le temps d'une heure, le temps de connaître parfaitement chacun des contours de son visage, de ses épaules, de ses mains. Alors que je m'apprêtai à aller chercher notre petit-déjeuner, Elle ouvre enfin les yeux, avec déjà un large sourire. !nous tirons un trait conjointement sur le petit-déjeuner au lit pour le remplacer par un très gros câlin. Je ne cesse de penser qu'elle est la femme de ma vie, que je donnerai tout ce que j'ai pour avoir la chance de m'endormir et me réveiller à ses côtés. Encore une fois, au lieu d'apprécier le moment présent, je déplore la rareté de ces moments...

 

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Je suis désolée, j'aurais  aimé tout vous raconter, ce succulent repas que Catherine m'a préparé, de l'appel passé à ma meilleure amie qui va très mal aussi et qui me dis cette phrase qui résonne si bien maintenant en moi: "Tu sais ce que j'amerai Stéphanie, partir au milieu de nulle part, que personne ne saches où je suis et que je sois enfin tranquille, c'est tout ce que je veux", réussir à la réconforter un peu avant de rejoindre l'Amour de ma vie et n'avoir plus qu'à mettre les pieds sous la table pour apprécier ce repas à jamais gravé dans mes papilles. J'aurais aimé vous raconter et trouver les mots et les raisons pour vous dire à quel point je me sentais mal à l'aise chez elle, parce que justement ce n'est pas uniquement chez elle mais chez lui aussi. J'avais l'impression de m'imiscer entre eux deux, de n'être pas à ma place, d'avoir peur encore et toujours qu'elle me quitte pour retourner avec lui, peur qu'elle l'aime encore, peur qu'elle fasse l'amour avec lui couchant déjà ensemble dans le même lit. J'ai du mal à me détendre, à profiter d'elle, de sa présence, des quelques heures qu'il nous restent à passer ensemble. Sa maison est magnifique, un jour j'aimerai avoir une maison similaire. Je repense à la première fois et seule fois d'ailleurs où elle sera venue chez moi, au sentiment de honte qui m'aura animé de vivre dans ce taudis. Je la regarde vivre dans son univers et je ne peux m'empêcher de penser que j'en crève d'envie de ça, de cette vie en commun, du quotidien, d'être au près d'elle dès qu'elle a besoin de moi et je sais à quel point alle a besoin d'aide en cette période aussi difficile physiquement que moralement à supporter. Si elle ne vivait déjà avec un autre, je lui aurai déjà demandé mille fois de l'épouser. Et j'aurais été l'épouse la plus parfaite qui soit, certes un peu jalouse mais tellement amoureuse et dévouée que ce qui m'aurait animé à longueur de journée n'aurait été autre que son bonheur.

J'aurais aimé vous raconter le trajet retour quand Elle me raccompagne à la gare et les remords que je garderai éternellement de ce moment. J'aurais aimé vous raconter les adieux juste avant que le train ne m'arrache à la femme que j'aime et que je pleure. J'aurais aimé vous raconter les milliards de larmes qui ont coulé sur mes joues pendant tout ce week-end comme maintenant d'ailleurs, j'auraus aimé vous décrire comme j'étais triste de retourner chez moi, c'est à dire sans elle. J'aurais aimé vous raconter la nuit blanche que j'ai passé à parcourir les rues de Paris à vélo. J'aurais aimé vous raconter  à quel point mon appartement était aussi en bordel que mon esprit du moment. J'aurais aimé vous raconter que tout va mal en ce moment et que c'est ma seule bouffée d'oxygène. J'aurais aimé vous raconter quand je suis allée courir avec Laurent pendant 3 heures, le temps de tout vider: toutes ses larmes, tous ces non-dits, tous ces actes manqués. Le temps qu'il me fasse part de sa vie, de sa séparation, de sa nouvelle vie. Courir pour oublier, courir pour ne plus penser, courir au lieu de pleurer. Courir comme exhutoire. J'aurais pu vous raconter comment chaque seconde de ce week-end, j'ai attendu son appel. En vain. Ceweek-end là, elle n'aura pas eu besoin de moi pour venir combler les trous dans sa vie. Tant pis pour moi. J'aurais pu vous raconter comment je réalisais ce week-end que la fuite en avant dans laquelle je me suis lancée depuis le début d'année avec chaque soir une activité: dentiste, code, aider ma meilleure amie, code et code pour simplement repousser le moment où je franchissait de la porte et où chaque soir je m'écroulais en pleurant. J'aurais pu vous écrire si vous ne l'aviez déjà compris que dans ma vie en ce moment, ce n'est pas très, très marrant. J'aurais pu vous raconter que j'ai été en colère qu'Elle me trompe, qu'elle m'ait menti, je ne le supporte pas. J'aurais pu vous écrire que je n'ai plus de nouvelles d'elle. Et que je suis tellement désespérée que j'ai essayé de la rappeler. J'aurais pu vous dire qu'elle a raison de me prendre pour une conne parce qu'il n'y a pas d'autres mots, je suis bien la reine des connes...

 

25.02.2008

Bien vivre une relation à distance...

 "Albertine Maurice, spécialiste des problèmes de couple et auteur de "100 façons de pimenter sa vie de couple", nous explique les tenants et les aboutissants d'une relation d'amour à distance.

 

Peut-on voir des avantages dans une relation amoureuse à distance ?

Oui, on n'est pas dans la proximité physique de l'autre. On peut donc le fantasmer, l'idéaliser. Opérer ce que Stendhal appelait une "cristallisation amoureuse", sans crainte d'être déçu par une maladresse, un vilain défaut ou une sale tête au réveil. La séparation rend le couple plus fort et dans une certaine mesure, entretient la flamme. On évite les conflits (on se voit si rarement) et la routine (chaque rencontre est une fête). On a pleinement envie de se consacrer l'un à l'autre quand on se voit.

 

Comment gérer cette situation au mieux pour que tout se passe bien ?

La première des choses est de se dire que l'on forme, malgré tout, un couple. Avoir confiance dans ce lien. Ensuite, je crois qu'il faut profiter pleinement des moments à deux : ce sont des périodes privilégiées où l'on va se séduire à nouveau, se redécouvrir, avec tous les risques que cela comporte, car les émotions sont au summum et le moindre problème de santé, la plus petite panne sexuelle, peuvent devenir des drames. Il faut également s'adresser régulièrement des signaux. Pas de façon obsessionnelle mais éviter les longues périodes sans signe de vie. Pour ma part, je préfère le courrier postal ou électronique aux appels téléphoniques qui sont parfois dévastateurs (l'appel téléphonique est inquisiteur et laisse libre cours à toutes les interprétations). Enfin, dernier conseil : si votre relation amoureuse échoue, ne culpabilisez pas et ne remettez pas en cause le problème de distance.

 

Quelles sont les limites d'un amour à distance ?

On ne connaît pas vraiment la vie au quotidien avec l'autre, le partage des mêmes espaces, de la même temporalité. De plus, la relation à distance n'autorise pas le face-à-face, la confrontation et les conflits qui sont un puissant moteur de la créativité dans le couple. La relation est amputée d'une large part d'elle-même : la co-présence incarnée, ici et maintenant, des deux amoureux.

 

A partir de quel moment devient-elle dangereuse pour l'équilibre du couple ?

Quand l'un des deux ou les deux partenaires ne sont pas en paix avec eux-mêmes et qu'ils n'ont pas réglé un certain nombre de questions personnelles qui relèvent d'ailleurs plus de la peur que de l'amour : jalousie, possessivité excessive, volonté de contrôle de l'autre. Là, il y a danger pour la relation. Vivre une relation à distance nécessite une certaine sagesse et une bonne dose de confiance en soi. Si on ne les a pas, l'équilibre du couple est en jeu. Autre danger : l'incertitude quant à la date de la prochaine rencontre. Les exemples montrent qu'à long terme la relation ne peut pas durer. Il faut pouvoir s'accrocher à ce rêve : "Dans un mois, six mois, à Noël, je vais le revoir." L'incapacité pour l'un des partenaires à supporter la solitude est également susceptible de fragiliser la relation : en cas de problème, vous pouvez être tenté de chercher une autre épaule pour apaiser votre chagrin, ce qui n'est pas un souci en soi, mais peut le devenir... "

 

 

Vos témoignages sont les bienvenus...

11.02.2008