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31/01/2007

Les 5 raisons (entre autres) qui font que je ne veux pas d'enfants...

Depuis la semaine dernière et jusqu’à hier soir, j’ai été amenée à garder le fils d’une amie partie en séminaire et dont le père a quelques problèmes à se souvenir qu’il a un enfant pensant certainement que l’argent qu’il envoie chaque mois comblera son absence et ses défaillances (mais bref passons). Voici quelques unes des raisons qui m’ont conduites à penser que je n’aurais jamais d’enfants ou alors que ce serait peut-être mieux pour l’humanité si je n’en avais pas:

 

Raison n°1 : Bon d’abord, la raison qui m’est venue de suite en tête est mon homosexualité associée au fait que je ne sois pas hermaphrodite me poussent fortement à penser que je ne dispose pas voire même pas du tout de la réserve de sperme suffisante pour entamer le processus (eh les mecs, c’est pas un appel au don, hein, vous pouvez ranger votre générosité et le reste!!). Quel dommage!!! Non, mais je sais qu’il existe nombre de solutions pour concevoir un enfant tout en étant homosexuelle mais pour certains sujets, je préfère m’attacher au problème plutôt qu’essayer de trouver des solutions. Pour une fois que c’est presque un avantage d’être lesbienne, autant ne pas trop s’attarder sur les solutions qui ne me permettraient pas de me complaire dans mon malheur, somme toute très relatif. Disons que je prends sur moi et que le non-désir d’enfant m’aide un peu dans mon combat quotidien pour ne pas en avoir…

 

Raison n°2 : Disons que je souffre de quelques problèmes organisationnels amplifié par une ponctualité à toute épreuve même à celle du temps si bien que j’arrive toujours en retard. La preuve par l’image : Je l’ai gardé 1 semaine. Et pendant cette semaine, j’étais censée allée le chercher à la halte-garderie soit avant 18H45. Comme, je n’ai réussit à me libérer qu’une seule fois pour le récupérer avant le temps imparti. Je vous rassure, hein, le reste du temps, sa nounou est venue le chercher, il n’a pas fini au commissariat ou quoi que ce soit d’autre, je ne suis quand même pas une mère temporaire indigne! Et LA fois où je suis allée le chercher à la halte garderie, disons que ça ne s’est pas passé comme je l’espérais. Parce que même si j’avais réussi à cocher un à un les éléments de ma liste «to do today», que j’ai commencé à ranger mes affaires, éteindre mon ordinateur pour me diriger vers ma veste et m’en saisir avant d’entamer une course effrénée pour réussir à choper le bus parce qu’il est déjà 18h18. Il y a toujours un collègue qui vient pour te demander un truc super urgent à valider tout de suite après avoir lu les 234 pages qu’il a entre les mains. Bon, je respire et choisis entre me faire une nocturne : working by night in Paris (la soirée la moins chère et la moins fun de la capitale, youhouh!) ou lancer: un «écoutes, je te fais confiance, ça à l’air bien (présenté!) et puis de toute façon, tu sais comment, ça se passe ici, c’est: «sois bon ou dégages» (ou tu prends tes responsabilités et tu me fais pas chier, y a un petit garçon de 4ans et demi qui est sur le trottoir pendant que tu me parles) donc, je te laisse relire (et passer la nuit dessus) et te laisse le soin de l’envoyer. Juste si tu peux supprimer mon nom, au cas où, hein?!!» La base du management, c’est de savoir déléguer et connaître une petite phrase de Peter Drucker à glisser, ça peut aider… 18h20: je m’éclipse après un au revoir général pour foncer prendre le bus. J’arrive à la halte-garderie à 18h43, montre en main. C’est un peu un record personnel. Il ne reste plus que 2 enfants. Mon petit bonhomme se précipite vers moi, la directrice aussi. Elle me demande si je viens chercher le petit Nicolas (on l’appellera comme ça). Et des fois, je sais pas pourquoi mais mes lèvres s’agitent sans que mon cerveau soit vraiment informé et à la source de mes mots. Ce qui donne un : «Oui, mais l’autre, le petit blondinet, il a l’air plus mignon, je vais prendre celui-là, finalement!». Et forcément, je tombe sur une directrice dont la dernière personne qui l’a vu rire ne doit plus être toute jeune depuis le temps et me demande si j’ai une pièce d’identité pour la photocopier. Comme je n’ai pas de pièces d’identité, ni pris l’autorisation de venir prendre le petit Nicolas que je m’étais rédigée et signée à la place de sa mère. Je tente un «oh, oh, I’m rigoling madame» en lui faisant mes yeux tout mignons ; Et bon, là comme tout le monde, elle a craqué. Pas pour moi, hein, par les pleurs du petit Nicolas (ouais parce qu’en plus d’avoir le moins beau, je me récoltes le chouineur!) et aussi le fait qu’il était 18h50. Je pensais être sortie d’affaire lorsqu’une toute petite main (pendant que l’autre farfouillait désespérément dans son nez! C’est pas mon enfant à moi, que les choses soient claires!!) était dans la mienne et me conduisait à son domicile. Mais une fois arrivée, alors que je n’avais qu’une envie: dormir. J’ai vite compris que c’était juste le début de l’enfer, je devais faire tout ce que la nounou faisait jusqu’alors: jouer avec lui, l’aider à faire ses devoirs (à ce propos, c’est un truc de malade, ça, il n’est qu’à la maternelle quand même pas en prépas), préparer le repas, lui trouver une occupation pendant que je prépare le repas, faire couler son bain, réparer tout ce qu’il a cassé et colorié pendant que je préparais à manger et que je m’occupais de son bain, lui faire prendre son bain, le faire manger, appeler sa maman (ça, je dois dire que c’est ce que j’ai le mieux réussis), lui faire se brosser ses petites quenottes avant d’enfiler son pyjama et de filer au lit, lui inventer une histoire rien que pour lui avec le méchant loup: Sarkozy (quoi, y a pas d’âge pour le conditionnement idéologique!!) et avoir la bonne idée de le faire participer à l’élaboration de l’histoire, ce qui n’a absolument pas le but de l’endormir mais plutôt de l’exciter. Du coup, j’ai pris un livre bien chiant pour qu’il s’endorme, «Finance d’entreprise» 1112 pages pour qu’il comprenne que sa maman ne s’amuse pas lorsqu’elle va travailler et qu’il a intérêt à bien travailler à l’école s’il veut faire un métier moins, comment dire … chiant, comme du marketing ou de la communication, il a intérêt à bien travailler à l’école et pour ça, il doit se coucher tôt – CQFD. Et puis au pire si tu ne dors pas dans 5 minutes, je peux toujours t’assommer avec, c’est à toi de voir! Et non, je doute que ta maman te laisse faire du trampoline sur son lit à 23h56, ni jouer au foot, ni manger tous les bonbons, d’ailleurs... Et non, tu n’as pas soif, tu as l’impression d’avoir soif, ce qui, du point de vue de la législation française, ne constitue pas un motif pour te lever, maintenant fermes les yeux et DORS…

 

Bon compte-tenu de la longueur de la raison N°2, vous aurez le droit dans un second épisode au récit du WE dernier que Nicolas et moi avons passé à la campagne, au milieu de rien, non mais là vraiment, pas juste parce que c’est loin de Paris!! C’était à deux pas (1 journée de marche, traduit littéralement) de Marly-Gomont de Kamini ou comment chaque seconde de chaque instant peut se transformer en drame… (whhaaah, on dirait presque un teaser pour un film du lundi soir sur TF1!!) Et aussi, je voulais vous demander quand vous prenez le temps de concocter un plat compliqué que vous avez laissé mijoter des heures comme une pizza surgelée et que vous récoltez un: «j’aime pas trop quand c’est toi qui fait à manger». Comment peut-on préférer la cantine à ma cuisine??? Rassurez-moi, c’est juste que le goût n’est pas encore développé à 4 ans, c’est tout, hein???

26/01/2007

Juste pour ne pas que je l’oublie…

« A force de vouloir aller toujours trop vite, on finit par perdre un temps fou. »

Flore Vasseur – Extrait d’« Une fille dans la ville »

 

PS : Excellent anniversaire à Lilou et très bon week-end à tous (même au nouveau couple 4largo-Lib!)

22/01/2007

Moi, mon dîner mondain et moi… 2/3

(Ding-dong)

En vrai, on a frappé à la porte mais je ne savais pas comment retranscrire par écrit le bruit. Je pense que cette précision est absolument indispensable et il y a de fortes chances pour que ça n’ait absolument aucun intérêt par la suite…

Après 43 secondes d’attente, la porte blindée (je précise pour les futurs cambrioleurs!) s’entrouvre. Laissant percevoir derrière elle, une femme tout droit sortie de l’une des vitrines de l’avenue Montaigne. Pour les non parisiens, ça signifie que lorsqu’on la regarde, on voit le nombre de k€ que lui a coûté tout ce qu’elle porte scintiller dans nos yeux. Elle portait à ravir aussi bien sa quarantaine que sa robe qui ne venait certainement pas d’H&M.

Face à l’étendue du loft, je me sens toute petite, presque impressionnée par tout cet espace, je regrette que la directrice de communication, n’est pas garée sa voiture dans le salon. Ça m’aurait rassurée de savoir que j’aurais pu me déplacer avec sa voiture et me servir du GPS pour me déplacer entre 2 pièces sans me perdre. A bien y regarder, je me dis que leur salon doit faire la taille de tout mon appartement et encore sans compter la mezzanine. Juste pour faire le ménage chez eux, ils doivent prendre 2 jours de congé par semaine en plus des week-ends. Oui, j’ai des considérations de femme au foyer mais au bout d’un moment, je veux bien vous raconter des histoires mais le quotidien revient vite et le ménage se fait pas tout seul chez moi, mais comme eux, dès que je peux, je prends une femme de ménage, parce que faut pas déconner, c’est loin d’être une passion, chez moi…)

Elle propose de nous prendre nos manteaux. Et là, j’ai été un peu gênée, parce que je savais pas trop ce qui se faisait. Si je devais ou non, lui glisser un petit billet, au passage, comme dans les hôtels classes lorsque le monsieur habillé en Playmobil monte les bagages. Et puis le problème s’est vite résolu avec le fait que je n’avais plus qu’un mouchoir dans la poche et en plus un tout petit peu usagé. Du coup, de moi-même, je me suis dit que juste un merci, ça serait peut-être mieux.

Jusque là, tout avait bien commencé, son mari devait arriver d’un instant à l’autre et en attendant, j’avais demandé à notre hôtesse de me faire visiter leur loft dans le secret espoir de repérer le parcours qui me conduirait jusqu’à leur piscine. Pour ne pas éveiller les soupçons sur ma démarche, je suis restée super polie et j’en ai fait à peine trop. Je faisais un milliard de compliment par pièce comme : « Whhhaaaaaaaahh, ce parquet est sublime. J’aime beaucoup votre mobilier. On dirait un peu du Ikéa mais en plus vieux. » Bon là, j’ai vu qu’elle avait un peu tiquée. Vraisemblablement, ce n’était pas du Ikéa mais du Napoléon 3. En même temps, on peut pas m’en vouloir, je savais même pas qu’il y avait une enseigne de mobilier qui s’appelait Napoléon 3, j’espère qu’ils vendent pas leurs meubles en kit aussi parce que ça avait l’air un peu lourd tout ce bois. Ah bon, c’est pas une enseigne mais un style, ben fallait le dire… Bon sinon, hier soir, j’ai vu le film « Mensonges et trahisons » avec Edouard Baer, je sais que ça n’a rien à voir avec le récit de mon dîner mondain mais comme je l’ai adoré et que je me voyais mal rédiger une note uniquement pour cette information, somme toute cruciale, ben, je le glisse ici.

Quand, on s’est retrouvé dans le salon, j’ai crû que nous étions dans le Show-room de Bang & Olufsen. Et là, je me suis dit que le monde était vraiment mal fait parce qu’avec leur Télérama (le magazine TV de ceux qui n’aiment pas la TV ) sur la table basse. Leur écran plasma qui fait la taille d’un écran de cinéma a dû leur servir, la dernière fois, pour regarder Apostrophes! Pareil pour la chaîne hifi du 6ème millénaire, c’est le genre de personnes qui ne doit écouter que de la musique classique, c’est pas avec ça qu’ils pourront profiter de la puissance de leurs enceintes.

Leurs 2 enfants qui étaient censés avoir mon âge et qui ont en fait 15 ans et 17 ans (ça fait mal, je vous assure), viennent nous rejoindre. En fait, je crois que la directrice de la communication ne décroche jamais du boulot. Pour elle, on fait partie de la même cible, les 15-25 ans et puis, c’est tout. La prochaine fois, je lui demanderais de sous-segmenter un peu plus, parce que moi, je veux bien faire des efforts mais comme tout le monde, mon adolescence c’est pas la période de ma vie que j’ai préféré alors, je me voyais mal revivre mes malaises existentiels lors de ce dîner.

Nous sommes dans le couloir qui nous mène à ce qui avait été annoncé comme une piscine. Plus que 15 mètres à parcourir et je serai aux anges. J’en profite pour faire encore 2-3 compliments parce que c’est important. Whaaaah, un compteur électrique!! Whaaaah, whaaaah, whaaaah, des interrupteurs…Legrand! »

La DC  : Excuse la, c’est une esthète du détail. Et puis, tu sais je l’ai sortie du caniveau. (Oh c’est marrant, ça me dit quelque chose ce discours, je l’utilise dès que j’ai un peu faim pour que le charmant sous-fifre que l’on appelle aussi stagiaire, aille m’acheter de quoi me faire éviter la crise d’hypoglycémie, au nom de la reconnaissance qu’il me doit pour l’avoir élu). Quand, je l’ai connue, elle venait de débarquer des favelas de Brazzaville. Sans papier, tel un petit animal effrayé, elle ne communiquait pas, mais poussait de petits cris…

Moi : Oui, c’est vrai, je lui dois tout. Et dire qu’avant de la rencontrer, je ne savais même pas que boire du champagne dans des flûtes qui n’étaient pas en cristal était passible de la peine de mort. Pire encore, je ne connaissais même pas les macarons Ladurée. Je ne vivais pas, je survivais…

Nous arrivons dans leur espace bien-être où leur piscine n’est qu’un vulgaire Spa qui ne peut accueillir que 6 personnes. J’étais un peu déçue parce que j’étais quand même venue essentiellement pour la piscine. Mais la DC m’a expliqué que c’était pour mon bien, qu’elle m’avait (un peu) menti. J’étais déjà allée nager le matin et nous étions retournées à la piscine entre 12h et 13h30. Donc, le Spa, si j’étais bien sage, allait pouvoir me permettre de me détendre un peu et puis, elle a aussi décidé que ce n’était pas bien de faire du sport le soir. C’est son mari qui doit être content de sa nouvelle trouvaille.  Un peu énervée et déçue de ne pas avoir pris de livre parce que je sentais bien que j’allais m’ennuyer. Et puis bon au pire, je pourrais toujours aider leur fille à faire ses exercices de maths et lui expliquer le théorème de Thalès et tout ce que l’on découvre à son âge.

Le mari de l’hôtesse ainsi que l’autre couple arrivent à point nommé. Ce qui nous permet après de brèves présentations de passer à table. La table était magnifiquement disposée. Chaque chaise avait en face d’elle, une assiette sans doute en porcelaine (et rangées dans le vaisselier porte du bas à gauche pour les futurs cambrioleurs toujours) avec des verrines déjà préinstallées, 2 verres qui ressemblait plus à du cristal qu’être issue du célébrissime service Nutella ou Maille et une dizaine de couverts par personne. Au départ, j’avoue que je me suis demandé combien de fois, ils s’étaient mariés chacun pour avoir autant de services différents et puis, après, je me suis dit qu’ils devaient juste être riche. Et que le Marianne qui était sur la table basse à côté duTélérama, c’était juste pour montrer leur adhésion à Boboland même si ils ne devaient plus franchement être de gauche, ça leur avait au moins permis de lire un article sur Sarkozy. On m’indiqua ma place, comme à chacun. Le plan de table avait dû recevoir la certification Nadine de Rothschild 2007. Une fois assis à nos places respectives et savamment étudiées, le dîner prenait enfin effet… 

18/01/2007

Se voir le plus possible…

« Se voir le plus possible et s’aimer seulement,

Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,

Sans qu’un désir nous trompe, ou qu’un remords nous ronge,

Vivre à deux et donner son cœur à tout moment [...]»

Alfred de Musset- Extrait de Poésies Nouvelles

Cet extrait de « Poésies Nouvelles » est dédié à toutes celles qui veulent mais n’a été choisi que pour une seule…

13:50 Publié dans Hommage | Lien permanent | Commentaires (4)

14/01/2007

C'est l'histoire de cette fille...

« C’est l’histoire de cette fille qui avait grandi trop vite et qui était souvent triste. Ce qui la sauvait de ces tracas quotidiens, c’est que la moindre petite chose agréable, qui pouvait blaser la plupart des gens, eh bien, elle, ça la rendrait folle de joie. Elle rêvait souvent d’autre chose et elle espérait que cette autre chose arriverait bientôt.

Un jour, au milieu d’une  longue file d’attente, elle rencontra un violoniste étranger qu’elle aima en accéléré. Cette pauvre fille un peu cloche s’est accrochée à lui comme la fille du Titanic s’est accrochée à sa planche de bois dans l’eau gelée. Elle y a cru, à leur histoire, chose qui ne lui était jamais arrivée auparavant, et elle se disait que c’était peut-être enfin à son tour de connaître le ravissement de l’amour »

Extrait de : « Du rêve pour les oufs » de Faïza Guène

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Une pensée pour mon cher Comme Une Image : C’est fou comme ça fait mal, ce qui est censé être bien pour la suite, non? Allez bon courage, Comme Une Image…

Lilou : Pour adapter cette histoire à nous deux, ça ne vous dérangerait pas d’apprendre à jouer du violon? Je vous aime, aussi, mon amour…

09/01/2007

Moi, un dîner mondain et moi…

Eh, vous avez vu ? vous avez vu ? Je vais dans des dîners mondains. Ça claque, hein ? Tout ça, c’est depuis que j’ai mes Chanel. A un moment, j’ai même hésité à aller vivre dans l’une des suites du Ritz pour qu’elles soient plus à l’aise et dans leur élément. Puis quand j’ai vu le montant d’une seule petite nuit, mes Chanel ont failli tomber de mon nez, ce qui m’a permis de comprendre qu’elles préféraient la simplicité…

 

Mais bon revenons à mon dîner mondain (whhhhhhaaah, la classe!). En route pour une petite analèpse (c’est un clin d’œil à CUI et Lib, j’aurais pu dire Flashback, mais pour une fois que je peux être cuistre autant sauter sur l’occasion, parce que bon, je ne suis pas sûre qu’elle se représente…). Tout a commencé, il y a un peu moins d’un mois. C’était juste après L’EVENEMENT : l’adoption de mes Chanel (comme vous l’avez deviné vous-même!! Je tiens, tout de même à vous rassurer, j’ai d’autres sujets de conversation que mes Chanel comme mes 2 autres paires de lunettes, les offres promotionnelles d’Afflelou, les meilleurs ophtalmologues de France, etc…)

 

La directrice de communication, qui est aussi un peu ma chef, (mais pas complètement parce que le département marketing se dispute aussi pour m’avoir) me proposa : ça te dirait de venir jouer les pique-assiettes jeudi 4 janvier chez M. xxxx (4largo et Koyotte, les x, c’est pas pour Marc Dorcel!! C’est juste que compte-tenu de la suite, je ne suis pas sûre qu’à défaut de sa dignité, il ne souhaite pas conserver son anonymat…)

 

Moi : Mais, ça va pas se voir ? Si on pique les assiettes ?

 

La D.C . : (là elle rigole, mais c’est parce qu’elle est bon public et aussi et surtout parce qu’elle a envie que je vienne). Tu viens alors ?

 

Sauf que moi, j’avais pas trop, trop envie… Je me méfie toujours de ces plans où on te dit que tu vas vraiment t’amuser, ça va être super et puis on te supplie pour venir pour au final, ne pas qu’elle s’ennuie…

 

Moi : Oui, avec grand… Ohh nooon, c’est le 4 janvier. Mince, j’avais cru le 14 janvier. Je peux pas le 4 janvier, c’est le jour où je me coupe les ongles!!

 

La DC  : Eh ben, tu viendras après ?

 

Moi : Ben non, après je compte mes cheveux, c’est important. Tu vois, c’est pas que je veux pas, loin de là même, mais je peux pas…

 

La DC  : C’est dommage. Tes Chanel étaient invitées aussi. Je t’aurais bien vu avec tes lunettes en train de te constituer ton réseau. Tu sais que sans réseau, dans le métier, on est mort. Mais bon, tu fais comme tu veux, hein, si tu veux stagner toute ta vie et décevoir, du même coup, tes Chanel, c’est toi qui vois…

 

Vous avez vu, elle est pas chef pour rien ?!!

 

Moi : je peux venir avec mes lunettes ???

 

La DC  : Bien sûr. Même s’il sera peut-être plus prudent de les ôter lorsque tu aligneras les longueurs dans leur piscine chauffée…

 

Moi : Hein ??? On peut pas y aller maintenant tout de suite ?

 

La DC  : je sais pas pourquoi mais je savais que t’allais venir !!

 

Moi : C’est une soirée déguisée/costumée? Ou je peux venir avec mon jean et mes converses, en civil, quoi ?

 

La DC  : Euhhh, c’est quand même pas un week-end en Normandie que je te propose. Viens comme t’es habillée d’habitude, ce sera parfait… (Et un compliment, un compliment pour l’Amazone, chaud devant!!)

 

Moi : Dis, tu crois que je peux prendre un livre si je m’ennuie pendant que vous parlez de tout ce qui est fait en France pour défavoriser les riches à être encore plus riche et tous ces trucs pour lesquels je me sens malheureusement pas encore concernée…

 

La DC  : T’inquiètes pas, tu vas pas t’ennuyer entre la piscine et je crois qu’ils ont même des enfants de ton âge…

 

Ça c’est le genre de remarque que j’adore : « des enfants de ton âge » Arghhhh, pourquoi, ça m’arrive toujours à moi, ces trucs là? Dis Chronos, tu peux pas me faire un petit truc fissa comme me rajouter 10 ans discrètement, parce que ça m’énerve d’être toujours considérée comme le bébé…

 

La DC  : Et puis, je serai là…

 

Et voilà, comment un mois plus tard, je me retrouve en route pour le dîner mondain. Au volant de sa X5, intérieur cuir et boîte automatique, elle adopte la conduite sportive qui va avec. Si bien qu’elle ne se laisse plus guider par la voix autoritaire prisonnière du capot : « Dans 50 mètres, tournez à gauche », alors je tente de ma petite voix : « Dans 5 mètres, prenez le virage à gauche au frein à main » . Mais, je me rends vite compte qu’elle n’est pas très joueuse lorsqu’elle m’assène affolée : « Surtout, tu ne prends AUCUNE INITIATIVE… » Pff, c'était juste pour aider, moi, que je disais ça et puis aussi parce que j'aime prendre les virages au frein à main...

 

Après avoir tourné pendant 3h30 et quelques journées, elle trouve enfin une place à un peu moins de 75km du loft dans lequel nous étions conviées : ma chef, mes lunettes et moi…

 

(Ding-Dong)

 

-A suivre-

03/01/2007

Moi, mes vacances et moi…

Epuisée et affublée des mêmes cernes que VGE (oui, j’avais atteint le top du glamour, je sais!), mes vacances arrivèrent à point nommé. Je passa ma dernière nuit de l’année à Paris avec Elle avec qui je fêta avec un peu de retard la journée mondiale de l’orgasme et avec un peu d’avance la fête internationale organisée pour les 1 mois d’obtention de mes sublimes Chanel anciennement connu sous le nom de Noël. Parmi ses cadeaux, je reçois l’Intégrale de Mafalda (à qui, je lui fait penser. J’arrive toujours pas à savoir si c’est un compliment ou pas) 896 pages soit approximativement 25kg pour ce cadeau que je décide d’emmener avec moi en Savoie. Tant pis si il prenait les ¾ de mon sac de voyage et pèse des tonnes, la cruelle absence de «Elle» fut beaucoup plus lourde à porter. Un peu Complètement  perdue entre Elle et Lilou, je crois que j’étais heureuse de partir et enfin pouvoir retrouver celle qui m’a toujours fait rêver : la montagne. Pour ceux qui s’attendaient à ce qu’une 3ème personne fasse irruption à la place de la montagne, je suis au regret de vous annoncer que j’étais déjà suffisamment perdue pour ne pas rajouter encore une 3ème voie possible à ma vie sentimentale. Donc pour tous ceux qui s’attendaient à ce que je leur raconte que j’ai baisé toutes mes vacances, ben désolée de vous décevoir mais vous pouvez arrêter votre lecture ici (CUI et 4largo, merci d’être passé!), j’ai été sage comme une image (et là, je ne parle pas du célébrissime burpeur et correcteur d’orthographe!) et donc très loin de Miss C à Courchevel (désolée de te décevoir Samessa!). Ce fut le néant absolu, même une nonne aurait eu plus de choses à vous raconter. Bon, je vous livre mes vacances en vrac et en résumé parce que sinon, ça va encore être plus long que l’œuvre entière de Proust… D’ailleurs, je me demandais pourquoi on dit «les» vacances et «le» travail, je suis pas fonctionnaire moi, j’ai quand même nettement plus de jour de travail que de vacances. Bref passons, je sais pas pourquoi mais je sens que ça va être long!! En même temps, ça fait plus de 10 jours que vous ne m’avez pas lu, si ça peut excuser…

Mode: loose on :

Vous vous souvenez de la fille qui censée être un peu plus futée que les autres ou qui tout du moins s’était auto-proclamée parce qu’avec ces sublimes Chanel, elle avait eu l’idée de faire ses achats de Noël sur le site Internet de la fnac? Eh ben, cette même personne s’est retrouvée avec cette commande livrée là où était organisé Noël mais … le 30/12!!! Allez, on l’applaudit bien fort : Clap-Clap-Clap. Comment on fait pour expliquer à ses petits cousins que les cadeaux ne sont pas encore arrivés?? Non mais sans me décrédibiliser et les laisser croire en l’existence du Père-Noël. Bon du coup, j’ai dû les culpabiliser un peu : «T’es sûr que t’as été bien sage cette année ?!!»

 

 Mode : Médiatrice du conflit familial ou comment le conflit du Proche-Orient s’invite à notre table :

La moitié de ma famille est juive, d’autres sont musulmans et même certains chrétiens, du coup, je ne sais même plus si on fêtait Hanoukka, Noël, l’Aïd-el-kébir ou les 1 mois de mes Chanel, mais comme chaque année, j’ai eu l’impression de passer le 25 décembre dans la bande de Gaza. Chaque camp se partageant Israël la dinde et finit par se lancer des cailloux marrons accompagnant la dinde des phrases du style Dieu est amour mais toi, je t’aime pas parce que t’as pas le même Dieu que moi… En même temps, je regardais mes parents et je me disais, vous n’auriez pas l’adresse de Roschdy Zem, par hasard ? Parce que s’il était tenté de faire une suite à son film «Mauvaise Foi», pas la peine qu’il se casse la tête pour les décors et les acteurs, il peut venir chez moi un 25 décembre…

 

Mode : Et si je voyais ma vie sentimentale défiler devant moi?:

Au début des vacances, j’étais dans la ville où j’ai passé mes 17 premières années avant de m’envoler pour de très, très longues et brillantes études (hors université tout naturellement mais cela 4largo et Koyotte l’auront rectifié d’eux-même!!) Je me promenais en (centre-)ville (la ville n’est pas suffisamment grande pour que l’on puise dire qu’il y ai un centre, mais bon…) lorsque je rencontre M… accompagné de sa femme et de ses 3 enfants. Comment faire pour ne pas les observer tous les 5, lui et sa petite famille, considérer la vie qu’il allait m’offrir et ne pas être heureuse d’être passée à côté de cette vie bien rangée mais aussi me laisser à penser que tout aurait été tellement plus facile avec lui qu’avec elle(s)? Comment ne pas douter de ma réaction à venir lorsqu’il me glisse en me faisant la bise: « Je t’aime encore, appelle moi… » même si je sais pertinemment  que je ne l’appellerais pas. Je m’interdis de ressurgir dans sa vie pour tout bouleversé alors que je suis incapable de dire si je l’ai vraiment aimé.

Et puis allez parce qu’on ne doute jamais assez, j’ai eu le droit aussi à la 1 384ème scène de ce film qui me semble sans fin : « Je t’aime/Tu m’aimes bien et Tu m’aimes/Je ne t’aime plus».  Je ne sais même pas pourquoi, j’ai accepté de la revoir. Sans doute pour essayer de répondre à cette question: Est-ce que je l’ai vraiment aimé ou si tout simplement, j’ai aimé l’idée qu’elle m'aime? Et pourtant, cette question c’est elle qui me la pose. Je lui dis que je crois que non et là, je sais que je mens, que j’aurais très bien pu répondre oui aussi. Comment fait-on pour être sûre de ses sentiments? C’est pour elle que j’ai répondu non parce qu’elle avait l’air si heureuse avec son copain. J’ai préféré continuer cette histoire dans laquelle nos amours se sont croisés pour ne jamais se rencontrer…

Et je tiens à préciser que non, je ne me suis pas tapée tout le monde mais que comme c’est une petite ville, on est souvent amenés à se recroiser, c’est tout. En fait, je sais pas si c’est la ville qui est petite ou le monde? Parce qu’en repartant à la voiture-bar du TGV, il y avait D… qui était en Terminale avec moi et bon que je me suis aussi tapée mais furtivement et puis, il y a aussi J… qui était en prépas à Valence et que je retrouve à la station de métro que j’emprunte quotidiennement pour repartir du travail et où lui distribue « Direct-Soir » mais bon avec lui, il ne s’est rien passé, faut pas abuser non plus, je ne suis pas en charge du recensement!!

Voilà donc j’étais partie pleine de doutes et la ferme intention de bien réfléchir à ne blesser personne entre Lilou et «Elle», paumée face à l’ambivalence de mes sentiments et puis l’envie de prendre un peu de recul sur la situation. La fin des vacances est arrivée, j’étais encore plus perdue qu’en partant. Après tout, je verrais bien, les choses se passeront comme elles devront se passer. Je n’ai que 50% de la suite de chacune des 2 histoires entre les mains. J’ai juste envie de continuer à être sincère avec « Elle » et  Lilou.  A bonnes entendeuses...

 

Mode : Repos obligatoire ou comment j’aurais pu profiter de mes jours de congés pour dormir si seulement je savais me reposer :

J’ai fait des grasses matinées jusqu’à 8h (whaaaah!!!). Et puis, j’en ai profité pour faire du sport parce qu’avec tout ce temps libre, la pauvre petite Amazone était un peu déstabilisée presque elle nous as fait le syndrome de la  nostalgie inversée, ça vous est déjà arrivez vous d’être en congé depuis 2 jours (oui, ça s’appelle aussi un week-end) et d’avoir envie de retourner travailler le lundi ?? Non, je me disais aussi. Eh, ben moi, ça m’est arrivé presque tous les jours. En fait, je crois que je suis la fille la plus prévisible au monde et que j’aime bien mes petites habitudes ou alors c’était peut-être mon injection de chlore quotidienne qui m’a manqué, je sais pas trop en fait…Parce que vers le mardi 26 quand mes collègues se sont souvenus de mon existence et ont confondu «en congé» avec «télétravail», ça m’a tout de suite moins manqué!

Ah oui et puis aussi ces vacances ont été l’occasion de vivre une grande désillusion. Avec mes 7 ans de basket en club, je pensais être au moins la meilleure joueuse de basket au monde, enfin je l’ai cru et proclamé à la face de la moitié de la population mondiale jusqu’au vendredi 29/12/06, date à laquelle, j’ai pris ma première correction (puis en vinrent 2 autres pour bien valider cet état de fait). Du coup,  je me demandais si vous n’avez jamais joué en club, que vous êtes une fille pas très habile de ses mains et que vous mesurez moins d’un mètre 20, en gros si vous êtes une petite fille de 4 ans, vous voulez pas joué au basket avec moi et si vous perdez devenir mon amie? Parce qu’en réfléchissant bien si j’ai perdu, c’est parce qu’il est un garçon, il mesure 1m92 et il joue encore en club, c’est tout et puis aussi parce que j’avais mis mes lunettes derrière le panier (par peur de les faire tomber) et du coup, j’ai pas marqué parce que je pensais que les vibrations occasionnées pouvaient briser les verres de mes Chanel, c’est pour ça! Vous savez vous ce que ça peut occasionner le battement d’ailes d’un papillon ?? Alors l’Amazone qui tente un 3 points, je vous laisse imaginer. Air ball du soir : espoir…En fait si j’ai perdu c’est uniquement pour vous éviter un tsunami ou une gigantesque tornade qui aurait ravagé entièrement la planète. Si si c’est tout à fait plausible et NON, je ne suis pas une mauvaise perdante, c’est juste que c’est un peu douloureux au niveau de mon ego, c’est tout. Et puis surtout ne me remerciez pas d’avoir sauvé l’humanité et surtout le plus important mes lunettes, ça ne m’a pas vraiment demandé d’efforts. Et puis de toute façon, je le bats à plates coutures en natation, en luges, en raquettes, au squash, au tir à l’arc, sans parler de la course à pied, du ski et du domaine sur lequel personne ne peut rivaliser : mon ego surdimensionné!  

Ah oui et sinon, elles se sont bien passées dans l’ensemble ces vacances. J’ai profiter de la présence d’amis pour faire visiter à mes lunettes : Annecy, Val d’Isère et Megève… Et elles ont eu l’air de beaucoup apprécier !!

Voilà, voilà…