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13/06/2007

14 février 2007 -> 14 juin 2007, mais que s’est il passé ????

 

Ces deux dates sont intimement liées comme un début et une fin et/ou une fin et un début. Cela fait 5 mois que je vous ai quittés… et une semaine que je me suis faite quitter.

 

Le 14 février c’était ça :

« Soirée du 14 février: whhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh, whhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh, wwwhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh

Alors pour la nuit, les mots me manquent mais c'est de l'ordre de: sensationnelle, extraordinaire, magnifique, sublime, exceptionnelle, étonnante, surprenante, époustouflante,...

Pour toutes les personnes qui préfèrent les notes courtes, il suffit que vous réunissiez les conditions suivantes: vous me réservez une magnifique suite dans un charmant hôtel, un restaurant à tomber et surtout l'élément principal: une femme exceptionnelle...

D'ailleurs pour la personne concernée: merci, merci, merci, merci... »

 

Entre temps il y a eu :

-          88 mails échangés

-          177 SMS reçus et autant ou plus envoyés

-          Tant d’heures passées au téléphone

-          Pas une seule seconde sans penser à C.

-          17 années de différence

-          450 km de distance

-          De nombreux moments de bonheur que j’espère partagés

-          Le manque omniprésent de ne pas la voir plus souvent

-          3 ruptures temporaires ( 2 pour C. vs 1 pour moi)

-          Enormément de complications, comme la présence de l’homme avec qui Catherine M. a vécu pendant 17 ans, entre autres…

 

 

Mais, il y a eu surtout :

-          des milliers de baisers

-          des centaines de sourires échangés, de caresses, de : « je t’aime » lancés, de marque de tendresse, d'affection, de compréhension et d’amour

-          des dizaines de rapports sexuels

-          Et une certitude : Je l’ai trop aimé, C. ne m’a jamais aimé

 

 

Jeudi 07/06/2007 à 00h55 :

 

Pas un mot, pas un geste, pas une explication, pas un doute, pas même une suspicion alors même que  je venais de passer 2 jours exceptionnels en sa compagnie, pas une preuve de courage, rien, juste le silence puis vinrent : 12 lignes, seulement 12 lignes pour me demander de tout arrêter. 12 lignes envoyés en toute lâcheté. 12 lignes desquels, je n’arriverais rien à tirer, à comprendre, pas même une tentative d’explication, non juste l’état de fait qu’elle a pris une décision d’un commun accord, c’est à dire à laquelle, je n’ai plus qu’à dire : « d’accord », parce que ce sera comme ça et pas autrement. Et là, je sais qu’elle ne reviendra pas. A chaque fois, j’avais joué à quitte ou double mais là, ce n’était plus un jeu et je venais bien de me faire quitter et doubler…

 

Elle est heureuse, je suis peinée. Elle aime Hervé, je suis désemparée.

 

Une semaine que j’ai passé à pleurer, parce que ça fait mal, trop mal de se faire quitter, de savoir que je ne la reverrais jamais, de savoir que pendant tout ce temps où je lui criais que je l’aimais, C. rêvait de retrouver Hervé. Le monde s’effondre, mon monde s’effondre, je m’effondre… Je ne dors plus, je ne mange plus, je ne sors plus, je ne veux voir personne, je n’ai plus aucune envie, même plus l’envie d’être en vie… Mes larmes ne cessent de couler, si seulement, elle savait comme je l’ai aimé. C. m’a fait découvrir l’Amour, je ne pourrais jamais l’oublier, je n’arrive même pas à la détester, à penser d’elle en mal. Tout ce qui comptait c’était que je l’aimais, que moi, mes 25 ans qui ne cessions de fuir toute sorte d’engagement, de stabilité  (j’ai déménagé : 12 fois et connue 12 entreprises en seulement 6 ans). Là, je me sentais tellement bien avec elle que j’aurais passé ma vie dans ses bras à entendre le doux son de sa voix… Je l’ai aimé comme je n’avais jamais aimé auparavant, à la folie, prête à tout pour elle, à tous les compromis aussi, mais pour une seconde passée avec elle, j’aurais traversé l’Atlas à pied, nager d’une rive à l’autre de l’Océan Pacifique, gravie l’Himalaya à main nue… Lorsque j’ai reçu ces 12 lignes, c’est comme si C. s’était munie d’une paire de ciseau me l’avait enfoncé violemment dans la poitrine, et ce autant de fois que cela eut été nécessaire pour m’amputer à jamais de mon cœur. Cet organe vital me manque, je ne me sens plus la force d’aimer, ni même de continuer à vivre…

Mercredi 13 juin 2007 :

Ce soir, ça allait un peu mieux. Alors, j’ai décidé d’aller nager pour la première fois depuis une semaine (alors que même par 40°C de fièvre, j’y vais tout de même, mais là, je n’avais juste plus envie).  Je suis allée dans une piscine où je savais que je serai seule. Je n’ai envie de voir personne. Et puis après à peine 15 minutes de nage dans une eau bouillante, mes lunettes étaient beaucoup trop embuées pour que je veuille continuer. La buée ne venait pas la chaleur ni de l’étanchéité de lunettes, mais de mes larmes. Et plus, je nageais, plus je pleurais. A tel point que je n’arrivais plus à respirer, à la limite de l’asphyxie, je me suis dit qu’il était tellement plus simple de mourir que d’aimer…

 

Arrivée chez moi, je n’ai pas pu me retenir de pleurer à nouveau. Le cadeau que j’avais commandé à C. pour la prochaine fois que nous étions censées nous voir était arrivé. Ce cadeau que je ne lui remettrai jamais, ce cadeau pour lui signifier que je l’aimais…

 

J’aimerai juste une chose, une dernière toute petite chose avant de pouvoir tourner la page. J’aimerai que C. réponde à toutes les questions qui ne cessent de tourbillonner dans mon esprit. Mais C n’a pas l’air d’en avoir envie. Pourtant, j’ai besoin de comprendre, moi, avant de pouvoir passer à autre chose…

 

Elle m’a dit, « je serai ton amie pour toujours ». Mais comme en amour, son toujours, ne devait pas avoir la même signification que la mienne. J’ai toujours détesté ce genre de phrases éculées mais putain, comme elle est vraie celle là : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

 

Pas une seule seconde ne passe sans C., je ne parvins pas à l’oublier…

22:10 Publié dans Moments de Solitude | Lien permanent | Commentaires (8)

Commentaires

On fait des pieds et des mains, merde, pour tenter un instant de se faire entendre, tout du moins... lire... Pour s'informer sur la "scène" littéraire underground, rien de moins, rien d'mieux que ce forum: http://andyverol.asianfreeforum.com/index.htm

C'est gratos et sans intention de nuire. (ça fait mal au coeur le flood, mais quand on est dans l'fond du caniveau des mots, on n'a que c'choix là)... Offre sérieuse, 50% de forum offert sur la gratuité d'entrée...

Écrit par : Andy Verol | 13/06/2007

Je te sais passionnée et entière. Et ce que j'ai lu n'est pas de nature à me rassurer.
J'imagine ta peine, immense, insurmontable. Et pourtant. Elle passera. Crois moi. Faudra du temps et des larmes mais elle passera, tu peux me faire confiance, privilège de l'age que d'avoir vécu. Alors oublie les conneries.

Tu sais où me joindre, je suis dispo si besoin.

L'histoire n'était pas facile dès le départ...
Cathy, tu me manques aussi.

Écrit par : 4largo | 13/06/2007

Depuis le temps que le Koyotte me parle de toi comme une fille enjouée délire et tout et tout je suis venue direct ici quand j'ai vu ton com chez lui....
Et la surprise! J'ai trouvé une déclaration d'amour profonde, une plaie beante au coeur que tu exprime si bien!
Comme le dit 4Largo il faut laisser au temps le temps de faire son oeuvre... Une rupture c'est toujours difficile mais un jour tu repenseras a toute cette histoire avec nostalgie et ce jour la tu te rendras compte que tu as tourné la page...
Prends soin de toi!

Écrit par : Dea | 14/06/2007

Pour un retour, j'avais espéré un retour plus joyeux meme si les évènements faisaient qu'il ne pouvait qu'être ainsi !

C'est con à dire mais ça me fait mal de te voir/savoir dans cet état ;

C'est con à dire mais j'crois bien que tu comptes beaucoup pour moi;

C'est con à dire mais j'crois qu'au fond de moi j't'aime vraiment beaucoup ;

Courage ! Pour toi (et tout ceux qui sont près de toi) rien n'est impossible ... même vivre !

Écrit par : Koyotte | 14/06/2007

> 4largo: merci beaucoup Arnaud. D'autant plus que je ne sais pas si c'est le privilège de l'âge ou juste de l'expérience que je sais chez toi douloureuse... Merci

> Déa: Merci Déa. La page sera tournée très prochainement, parce qu'il n'y a pas d'autre choix. Mais je ne pourrai oublier, ce sera toujours écrit sur cette page, une page qui sera un jour ou l'autre une page parmi tant d'autres mais jamais un palimpseste. Déa, pour l'instant, il y a les archives que tu peux lire et puis un jour, ce sera nettement plus gai. Je vous raconterais le nouveau boulot que j'ai commencé lundi, dès que ça ira mieux...

And the last but so far from the least: Mister Koyotte: Coach émotionnel de profession. Tout ce que tu m'as dit, c'est touchant, gentil, attendrissant, émouvant mais tout sauf con. Ce qui est con c'est d'aimer quelqu'un et ne pas le dire. Ce qui est con, c'est de ne pas aimer quelqu'un et faire comme si... Ce qui serait con, c'est de t'apprécier énormément et ne pas te l'écrire.
"Impossible is nothing" mais dis-moi, ce serait pas le slogan d'adidas ça... Allez, libère ton imagination...Merci beaucoup Sébastien...

Et puis un merci tout spécial à celle qui a réussi à trouver les mots que je voulais entendre pour me réconforter. Elle m'a littéralement bouleversé (bon, en même temps, c'est pas très compliqué, en ce moment) mais là vraiment, ses mots m'ont touchés, son intention aussi, je ne la connais pas et la remercie pour le temps qu'elle a passé à m'écrire tout ça...

Écrit par : l'Amazone | 14/06/2007

eh ben c'est gai...
Chaipas ce qu'il y a en ce moment...
Une épidémie de larguages et de ruptures en tous genres.
Bienvenue au club ma poule !
Des bisous.

Écrit par : Sonia, MISS BLOG 2007 | 26/06/2007

Eh oui Sonia, en cette période, les couples se font et se défont, ... ainsi font, font, les marionettes!

T'as aussi été contaminée?? si oui, bon courage, sinon, t'as de la chance et profite bien des moments privilégiés avec l'être aimé...

Écrit par : l'Amazone | 26/06/2007

Euh... Comment dire... Chui comme toi, ya plus d'être aimé. Rien... Rien de rien.....

Écrit par : Sonia, MISS BLOG 2007 | 26/06/2007