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25/06/2007

J’aurais pu…

J’aurais pu la haïr, la détester, la maudire, mais je n’y arrive pas…

J’aurais pu avoir ce type de pensées magiques : Si la Porsche lancée à toute vitesse qui vient de passer dépasse le petit garçon sur son tricycle à l’arrêt (Quoi? Faut bien forcer le destin des fois et puis vous connaissez pas « le lièvre et la tortue » ou quoi?). Si ça se produit, alors, elle m’aime encore. Mais même moi, je n’y crois pas…

J’aurais pu jouer à pile ou face. Face, je (te) perds. Pile, je perds la face…  

J’aurais pu faire l’enfant et lui dire : « T’as pas dit Jacques a dit : tout est fini, Stéphanie », alors ça compte pas, du coup. Et puis, c’était déjà toi qui avais choisi, le restaurant, alors ça peut pas être toujours toi qui décide tout, d’accord? Mais, je ne suis plus une enfant…


podcast

 

J’aurais pu contacter Raymond Atiogbe :  
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« Une minuscule partie de mes travaux :

J’interviens dans de nombreux domaines liés à votre réussite depuis 1972 jusqu'à ce jour à la même adresse  :

·     pour résoudre vos problèmes sentimentaux et conjugaux

·     pour la fidélité inviolable de votre partenaire

·     300 protections garanties à vie avec retour de chocs violents à l’envoyeur

·     pour la protection des vos biens

·     pour la résolution d’une affaire judiciaire

·     pour assistance : mémoire infaillible, études, concours examens

·     pour obtenir votre mutation ou une promotion professionnelle

·     pour une réponse positive à une demande d’emploi

·     pour le développement des entreprises, sociétés et professions libérales

·     pour vous aider à vaincre les pannes sexuelles : sex- machine

·     pour combattre la stérilité de l'homme et de la femme et sa frigidité

·     pour mincir, rajeunir et embellir par les plantes »

 

Je lui aurais demandé la totale même si le plus important, aurait été inévitablement de résoudre mes problèmes sentimentaux, (et aussi, tu peux faire un truc pour que la sexe machine et moi, on devienne amies stôplait Raymond, parce que là, je me rapproche du problème suivant de ta liste : C’est toi qui m’a piqué ma libido Raymond ou quoi ?). Et aussi, quand tu seras en train de me ramener l’être aimé, est-ce que tu pourras aussi t’arrêter m’acheter des macarons Ladurée, allez…Mais, si ça marchait, il serait déjà multi-millionaire et n’aurait pas besoin de travailler…

 

J’aurais pu faire, penser, dire des tas de choses. J’aurais pu…oui, mais ça n’aurait rien changé.

 

Alors, il ne me reste plus qu’à l’accepter. D’ailleurs, je ne suis plus vraiment célibataire, j’ai une nouvelle petite amie. Bon elle, elle n’est pas vraiment-vraiment encore au courant. Mais, ça ne devrait pas trop lui poser de problèmes normalement. J’ai passé l’intégralité de mon Week-end a sélectionner la seule femme qui réponde à l’ensemble de mes critères. J’ai  vraiment procédé par élimination pour la trouver, mais elle, je sais qu’elle ne me quittera jamais. Peut-être que vous connaissez même l’heureuse élue, elle s’appelle : Arlette. Arlette Chabot…

 

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 (Le premier qui me dit qu'elle n'est pas sublime, je lui offre un bilan occulaire et puis de toute façon, l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le coeur, alors rentre pas trop tard Arlette, je t'attends...)

13/06/2007

14 février 2007 -> 14 juin 2007, mais que s’est il passé ????

 

Ces deux dates sont intimement liées comme un début et une fin et/ou une fin et un début. Cela fait 5 mois que je vous ai quittés… et une semaine que je me suis faite quitter.

 

Le 14 février c’était ça :

« Soirée du 14 février: whhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh, whhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh, wwwhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh

Alors pour la nuit, les mots me manquent mais c'est de l'ordre de: sensationnelle, extraordinaire, magnifique, sublime, exceptionnelle, étonnante, surprenante, époustouflante,...

Pour toutes les personnes qui préfèrent les notes courtes, il suffit que vous réunissiez les conditions suivantes: vous me réservez une magnifique suite dans un charmant hôtel, un restaurant à tomber et surtout l'élément principal: une femme exceptionnelle...

D'ailleurs pour la personne concernée: merci, merci, merci, merci... »

 

Entre temps il y a eu :

-          88 mails échangés

-          177 SMS reçus et autant ou plus envoyés

-          Tant d’heures passées au téléphone

-          Pas une seule seconde sans penser à C.

-          17 années de différence

-          450 km de distance

-          De nombreux moments de bonheur que j’espère partagés

-          Le manque omniprésent de ne pas la voir plus souvent

-          3 ruptures temporaires ( 2 pour C. vs 1 pour moi)

-          Enormément de complications, comme la présence de l’homme avec qui Catherine M. a vécu pendant 17 ans, entre autres…

 

 

Mais, il y a eu surtout :

-          des milliers de baisers

-          des centaines de sourires échangés, de caresses, de : « je t’aime » lancés, de marque de tendresse, d'affection, de compréhension et d’amour

-          des dizaines de rapports sexuels

-          Et une certitude : Je l’ai trop aimé, C. ne m’a jamais aimé

 

 

Jeudi 07/06/2007 à 00h55 :

 

Pas un mot, pas un geste, pas une explication, pas un doute, pas même une suspicion alors même que  je venais de passer 2 jours exceptionnels en sa compagnie, pas une preuve de courage, rien, juste le silence puis vinrent : 12 lignes, seulement 12 lignes pour me demander de tout arrêter. 12 lignes envoyés en toute lâcheté. 12 lignes desquels, je n’arriverais rien à tirer, à comprendre, pas même une tentative d’explication, non juste l’état de fait qu’elle a pris une décision d’un commun accord, c’est à dire à laquelle, je n’ai plus qu’à dire : « d’accord », parce que ce sera comme ça et pas autrement. Et là, je sais qu’elle ne reviendra pas. A chaque fois, j’avais joué à quitte ou double mais là, ce n’était plus un jeu et je venais bien de me faire quitter et doubler…

 

Elle est heureuse, je suis peinée. Elle aime Hervé, je suis désemparée.

 

Une semaine que j’ai passé à pleurer, parce que ça fait mal, trop mal de se faire quitter, de savoir que je ne la reverrais jamais, de savoir que pendant tout ce temps où je lui criais que je l’aimais, C. rêvait de retrouver Hervé. Le monde s’effondre, mon monde s’effondre, je m’effondre… Je ne dors plus, je ne mange plus, je ne sors plus, je ne veux voir personne, je n’ai plus aucune envie, même plus l’envie d’être en vie… Mes larmes ne cessent de couler, si seulement, elle savait comme je l’ai aimé. C. m’a fait découvrir l’Amour, je ne pourrais jamais l’oublier, je n’arrive même pas à la détester, à penser d’elle en mal. Tout ce qui comptait c’était que je l’aimais, que moi, mes 25 ans qui ne cessions de fuir toute sorte d’engagement, de stabilité  (j’ai déménagé : 12 fois et connue 12 entreprises en seulement 6 ans). Là, je me sentais tellement bien avec elle que j’aurais passé ma vie dans ses bras à entendre le doux son de sa voix… Je l’ai aimé comme je n’avais jamais aimé auparavant, à la folie, prête à tout pour elle, à tous les compromis aussi, mais pour une seconde passée avec elle, j’aurais traversé l’Atlas à pied, nager d’une rive à l’autre de l’Océan Pacifique, gravie l’Himalaya à main nue… Lorsque j’ai reçu ces 12 lignes, c’est comme si C. s’était munie d’une paire de ciseau me l’avait enfoncé violemment dans la poitrine, et ce autant de fois que cela eut été nécessaire pour m’amputer à jamais de mon cœur. Cet organe vital me manque, je ne me sens plus la force d’aimer, ni même de continuer à vivre…

Mercredi 13 juin 2007 :

Ce soir, ça allait un peu mieux. Alors, j’ai décidé d’aller nager pour la première fois depuis une semaine (alors que même par 40°C de fièvre, j’y vais tout de même, mais là, je n’avais juste plus envie).  Je suis allée dans une piscine où je savais que je serai seule. Je n’ai envie de voir personne. Et puis après à peine 15 minutes de nage dans une eau bouillante, mes lunettes étaient beaucoup trop embuées pour que je veuille continuer. La buée ne venait pas la chaleur ni de l’étanchéité de lunettes, mais de mes larmes. Et plus, je nageais, plus je pleurais. A tel point que je n’arrivais plus à respirer, à la limite de l’asphyxie, je me suis dit qu’il était tellement plus simple de mourir que d’aimer…

 

Arrivée chez moi, je n’ai pas pu me retenir de pleurer à nouveau. Le cadeau que j’avais commandé à C. pour la prochaine fois que nous étions censées nous voir était arrivé. Ce cadeau que je ne lui remettrai jamais, ce cadeau pour lui signifier que je l’aimais…

 

J’aimerai juste une chose, une dernière toute petite chose avant de pouvoir tourner la page. J’aimerai que C. réponde à toutes les questions qui ne cessent de tourbillonner dans mon esprit. Mais C n’a pas l’air d’en avoir envie. Pourtant, j’ai besoin de comprendre, moi, avant de pouvoir passer à autre chose…

 

Elle m’a dit, « je serai ton amie pour toujours ». Mais comme en amour, son toujours, ne devait pas avoir la même signification que la mienne. J’ai toujours détesté ce genre de phrases éculées mais putain, comme elle est vraie celle là : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

 

Pas une seule seconde ne passe sans C., je ne parvins pas à l’oublier…