Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Tout ce que vos parents vous ont toujours caché sur la vie de Martine... | Page d'accueil | ça y est, c'est fait, c'est arrivé... »

09/10/2007

« Toute notre vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui… »

Attention la citation choisie pour le titre est un indicateur du ton donné à la suite de la note à distribution de mouchoirs toutes les 5 lignes !

 

Tout ne va pas pour le mieux, je pourrais même dire que tout va mal, mais ça vous devez le savoir car si tout allait bien vous comme moi ne seriez pas sur la blogosphère (ou burposphère®). Tout va mal et pourtant, j’ai tout pour être heureuse, tout oui, sauf ce qu’il me manque.

Tout à l’heure alors que j’étais tranquillement au boulot, on m’a proposé de venir assister à une conférence menée par un philosophe sur le travail. Et comme, je vous parlerais certainement très prochainement de ce nouveau travail pour lequel j’ai démissionné de mes anciennes fonctions, je ne m’attarderais pas sur le fait que j’étais très, très , très loin et même un peu plus loin encore d’être débordée, j’ai donc accepté. So, let’s go for the philo…

Et là, le philosophe (qui était mon idole à l’époque où j’avais des cours de philo et dont j’avais lu vraisemblablement les ¾ de sa bibliographie) arrive sûr de lui et commence à se lancer dans un monologue d’une heure et demi mais avec une éloquence, un humour, un sens de la dérision, un sex-appeal (il faut bien l’avouer aussi), c’est bien simple, j’étais suspendue à ses lèvres, espérant qu’il ne cesse jamais de les agiter puisqu’il venait en une heure et demi de mettre des mots sur mes doutes, mes peurs, mes craintes, les questions que je ne réussissais pas à formuler. Je lui aurais baisé les pieds à ce mec là, si … ma chef n’était pas juste à côté de moi, du coup, je me suis limitée à la standing ovation!!

Mon problème à moi, il est tout simple en fait, c’est que : je suis tombée amoureuse. Vous pourriez vous demander pourquoi elle vient nous faire chier avec un problème qui n’en est pas un. Et bien parce que c’est un problème et un vrai. En janvier dernier, je menais encore ma petite vie bien tranquille, toute pépère d’une jeune femme épanouie. J’étais (en garde alternée) avec une femme mariée, resplendissante, charmante, éminemment cultivée, plus que désirable et que j’appréciais fortement MAIS mariée. Les choses étaient claires, je la distrayais un peu, nous faisions du sport ensemble (comme des activités sexuelles!), partions quelquefois en week-end ensemble mais ça s’arrêtait là, pas de projets communs, même pas l’envie de vivre avec elle ou simplement qu’elle me consacre plus de temps. Non tout allait très bien comme ça, le temps que je ne passais pas avec elle me ramenait à ma liberté de femme célibataire et à ma possibilité d’occuper ce temps là comme je le souhaitais et avec qui je le souhaitais. Il m’est arrivé d’avoir des aventures avec d’autres femmes pendant que je la voyais elle, ça ne lui posait pas de problèmes et je dois bien reconnaître qu’à moi, non plus! Avec un peu de recul, je crois que je la désirais plus que je ne l’ai aimé. Mais voilà, un beau jour, sans crier GARE (à toi Stéphanie, file te cloîtrer dans le 1er abri anti-atomique venu), l’amour m’est tombé dessus. Pas la petite amourette qui vous prend qui vous soulève un peu le cœur et qui vous redescend sur terre aussi précautionneusement qu’elle vous a pris. Non, là c’est le modèle BTP, qui ravage tout sur son passage, un vrai bulldozer qui abat tout ce que j’ai mis des années à construire, qui renverse toutes mes certitudes, qui me fait ne plus me reconnaître tellement je suis devenue mièvre et puis surtout celui qui fait mal. Mais pas un peu mal, Aïe, ça pique, je me suis coincé le doigt dans une pince à linge. Une douleur atroce qui vous paralyse tellement vous souffrez, qui vous empêche d’avancer voire même de réfléchir. Pour les femmes, la même douleur que lorsque vous vous êtes fait épiler les aisselles pour la première fois, cette douleur horrible qui en même temps qu’elle a arraché mes poils a arraché aussi ce qui était mes dernières larmes avant que je ne découvre le chagrin d’amour et les boîtes de 500 mouchoirs hebdomadaires livrés avec. Sauf que là, la douleur est intérieure, elle ne se voit donc pas, elle n’est même pas matérialisable.  Et la cause de cette terrible souffrance n’est autre que le manque. Elle me manque terriblement. Dès la première seconde où je l’ai vu ce 14 février, j’ai su que c’était fichu, je venais, malgré moi, de ravir la première place sur la liste internationale des kamikazes de l’amour. Jusqu’alors, j’avais toujours pensé qu’il était plus courageux de partir que de rester, que ceux qui finissaient leurs vies ensemble même après que l’amour les ait plaqués, c’était par pure lâcheté ou dans l’attente de trouver mieux. Mais elle, c’est la femme que j’aime, j’en suis persuadée. J’aimerais vivre avec elle. Mais voilà, elle habite loin de moi. Et c’est loin d’être le pire obstacle, C. continue de vivre avec l’homme avec qui elle a passé 15 ans de sa vie, qu’elle a aimé follement et contrairement à tout ce qu’elle peut dire, qu’elle continue d’aimer. C. et lui partagent le même lit (dans lequel ils ne sont censés que dormir. Oui, vous avez raison de sourire, même moi, je n’y crois pas).  Avant qu’elle ne me quitte, je la voyais une fois par mois. Même si ce n’était pas beaucoup, cela me convenait compte-tenu de l’intensité des moments partagés avec elle. Et puis, je l’appelais tous les soirs, des fois plus. Je lui écrivais. Cela nous permettait malgré la distance de nous sentir plus proche, de partager nos vies quotidiennes, etc… Et c’est là, que le troisième protagoniste intervient, celui que j’aime appeler l’autre, l’alter ego selon qui tout est organisé. En effet, je ne peux voir C. que 24h au mieux, à l’hôtel, puisqu’il est chez elle. Accepter dès mon arrivée que le compte-à-rebours soit lancé et qu’il faudra qu’à 02h du matin, elle soit de retour chez elle, qu’elle aille le retrouver souvent impatiente et heureuse de rentrer d’ailleurs. Mes appels devront prendre fin soudainement lorsqu’il rentrera chez elle. Une situation que je ne comprends pas, dont je ne comprends pas le motif  ou plutôt si il s’agit de se protéger elle, de le protéger lui ou de protéger ses chances avec lui.

Ça c’était avant qu’elle ne me quitte. Depuis, il y a eu les retrouvailles du 31 août où l’on devait rester amies, solution la plus simple pour nous deux. Et puis, il y a eu cet : « embrasse-moi » que je trouve encore particulièrement touchant. Ces 2 mots formulés comme une évidence à mon égard alors qu’il y a encore 9 mois, je suis sûre qu’elle n’avait pas même imaginée embrasser une autre femme un jour. Et puis un baiser en entraînant un autre, nous avons fini par devenir des amies qui faisaient l’amour ensemble. Et puis rebolotte, elle s’échappe de notre lit à 2h du matin pour le retrouver, laissant un vide incroyable dans mes bras comme dans ma vie. Je la raccompagne à sa voiture. Retenant mes larmes de couler. Retenant mon envie de crever l’un de ses pneus pour la retenir encore ne serait-ce qu’un peu. Mais, je me retrouve vite à la regarder s’éloigner. Regrettant que ma vie ne soit pas n film et qu’un réalisateur ne sorte de je ne sais où en hurlant : Coupez, on la refait, c’était un peu trop rapide ou toute autre raison du moment qu’on refasse la scène et puis tant qu’à faire depuis le début… Mais ma vie n’est pas un film, alors elle est juste partie, sans revenir, pas même pour me dire : je crois bien que je t’ai pris ça par inadvertance. Et le ça, ce serait mon cœur. La voiture s’éloigne à peine qu’elle me manque déjà. Je ne cesse de lui dire mais je crois que c’est la phrase la plus vraie : Pas une seconde ne passe sans elle. Elle me manque atrocement. La dernière fois que je l’ai vu c’était cette fois là, le 31 août 2007, nous sommes le 09 octobre et elle me manque beaucoup trop. Pour différents motifs, que moi-même je ne comprends pas vraiment, nos appels se sont plus qu’espacés et de quotidiens sont devenus hebdomadaires. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, je ne pourrais la voir qu’encore moins souvent. Elle me manque à un point que même moi, je n’arrive pas à envisager. Il n’y a pas si longtemps, je ne soupçonnais même pas son existence et là, elle est toute ma vie. Je ferais tout pour elle. Je l’aime plus que moi, plus que je n’ai jamais aimé. Je devrais pouvoir me contenter de ce qu’elle m’offre, ne pas espérer plus, ne pas envier les couples qui se promènent le dimanche main dans la main, les couples qui se disputent sur le parking d’Ikéa à coup de je t’avais bien dit que ça ne rentrerait pas, les couples qui usent chacun de leur mauvaise foi avant de déterminer chez les amis de qui, ils passeraient leurs samedis soir, les couples qui se déchirent à cause d’une aventure ou d’une lunette de WC pas rabaissée, ces couples qu’il m’est offert de voir et qui respirent tellement le bonheur que ça sonne faux. Ça sonne faux, certes, mais j’en rêve de cette vie là, de ce quotidien, de ces habitudes qui s’installent. Pour résumer, j’ai envie de partager ma vie avec C. Je sais que ça n’est pas possible et c’est de là que vient le manque, sans doute. Car l’amour est désir et le désir est manque. Platon disait : « Ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà, les objets du désir et de l’amour. » Donc si je comprends bien si le désir est manque, on ne désire que ce que l’on n’a pas. J’aimerais plus de temps avec C. parce que je ne l’ai pas. Au fond de moi, je dois bien reconnaître que si j’avais plus, elle me manquerait donc moins, cela voudrait donc dire que je passe beaucoup plus de temps avec elle et qu’à un moment donné elle me manquera moins. Or comme le désir est manque. Je la désirerais moins et par conséquent, l’aimerais moins. CQFD : on n’est jamais content de ce que l’on a. Des fois, je me dis que nous n’irons nulle part, qu’on ne fonde pas une relation, en se voyant une fois par trimestre et je ne sais pas si j’ai raison ou pas mais je sais une chose c’est que j’ai tort de faire appel à la raison pour la chose la plus irrationnelle qui soit : l’amour. Des fois, j’aimerais la quitter mais je n’y arrive pas. Elle me manque encore plus, ces fois là. C’est elle que j’aime, j’en suis persuadée. Et puis, au fond, je crois que c’est elle qui a raison : « on n’a qu’a prendre la vie comme elle vient ». Voilà, ce sera cette phrase qui me servira de conclusion. C’était peut-être pas la peine de rédiger 2 pages word pour en arriver là, mais dîtes vous que ce n’est rien par rapport à toutes les réflexions que j’ai pu échafauder de nuit comme de jour. C’est prenant une histoire d’amour surtout lorsqu’elle est compliquée. De toute façon, je ne peux la quitter, je ne peux l’oublier, je ne peux en désirer une autre ou même m’intéresser à une autre, je ne peux que l’aimer et si possible du mieux que je peux. Alors, tu as raison : « on n’a qu’à prendre la vie comme elle vient »…

22:50 | Lien permanent | Commentaires (9)

Commentaires

C'est toujours difficile de rebondir sur de telles notes ... la vie nous joue des tours et nos coeurs restent à chaque fois en premières lignes dans ce genre d'histoire ...

Prends la vie comme elle vient mais ne la laisse pas te bouffer, c'est à toi également de l'orienter cette chienne de vie !

Écrit par : Koyotte | 11/10/2007

Dans l’amour dure trois ans, Beigbeder va plus loin : « On ne désire que ce qu’on n’a pas. Désirer ce qu’on a est contre nature ».
Sympa ce blog. Je reviendrai.

Écrit par : Vagant | 12/10/2007

Je suis plutôt mal à l'aise en lisant cette note... d'une parce que je vous sais pas bien toutes les deux et de deux parce que si je remonte à l'origine je suis un tout petit peu l'involontaire entremetteur. Prends donc la vie comme elle vient !

(et take care mam'zelle).

Écrit par : 4largo | 12/10/2007

Bon déjà, merci à tous, vous avez tout lu????? Vous êtes vraiment courageux même moi, je n'arrive pas à le relire.

> Koyotte: Merci Koyotte. Je ne sais pas si je peux réellement l'orienter cette vie. Dans cette situation bien précise, j'ai le choix entre souffrir et continuer à être avec elle ou souffrir parce que je ne suis pas avec elle. J'ai vécu les 2 scénarios et c'est un peu compliqué de mesurer le degré de souffrance des 2 pour choisir... Et puis dans tout les cas, je sais que (tu pourras toujours me laisser les coordonnées d'une femme encore plus compliquée pour me laisser apprécier la chance que j'ai) je pourrais toujours compter sur toi pour me proposer d'aller dîner dans le resto de Kamini!! et te regarder te faire caresser l'épaule par la serveuse pendant toute la soirée, lover!!

> Vagant: Ce à quoi le philosophe de la conférence répondait que l'on peut très bien désirer ce que l'on a, notamment lorsque l'on fait l'amour. A ce moment, on ne désire pas l'orgasme, ni, le plus généralement, une autre femme que celle avec qui nous sommes. Notre désir dans ce cas est bien fondé sur ce que nous avons. Merci Vagant... PS: ça veut dire quoi Vagant?

> 4largo: Tu n'y es pour rien 4largo. Tout ceci s'est passé entres personnes majeures et consentantes. Je n'ai pas eu l'impression de me sentir forcée par quoique ce soit. Et quoiqu'il arrive, je ne regretterai jamais de l'avoir rencontrée comme tout ce que nous avons vécu. C'est plutôt le genre d'histoires qui t'apprennent à quel point tu peux aimer et jusqu'à quel point, tu peux souffrir par amour... Mais si tu veux te sentir coupable! Tout est de ta faute 4largo! et comme dédomagement, je pensais à 4 ou 5.000€ en fonction du préjudice subit!!
Mais elle vient quand la vie??? Parce que j'ai beau l'attendre, personne à l'horizon et puis surtout je comprends rien à ses choix à la vie, c'est pire qu'une girouette, la vie. Alors à défaut qu'elle ait un avis ou qu'elle me montre un chemin, je vais prendre un peu de recul sur tout ça et puis on verra bien... Un 25 octobre peut arriver plus vite qu'il n'y paraît!!!

Écrit par : l'Amazone | 14/10/2007

sans vouloir faire de paranoia je subodore que l'on me visait un peu plus haut... il n'y a pas que les personnes qui soient compliquées il y a également les situations... cependant, tout en étant très complexe à cerner, je ne me permets pas de jeter la pierre! Tu vis une situation délicate, tout comme le Koyotte a pu le vivre mais nous en avons tous vécus parfois ent tant qu instigateurs d autres fois en tant que "victimes", la vie n'est pas simple et ne se résume pas à une équation mathématique primaire. on apprend de ses erreurs et de ses doutes, mais l'amour n'est pas seulement et irrémédialement le fait de souffrir ou de ne désirer que ce que l'on n'a pas, dans ces cas il s'agit d'amour névrosé... et le plus dur n'est pas de vivre l'amour névrosé mais de vivre l'amour simple celui qui est réciproque, de le faire grandir et évoluer avec ses protagonistes...
On croise parfois des personnes très bien mais qui ne nous correspondent pas et ce malgré tous leurs efforts, on a du mal à les laisser partir loin de nous car elles sont attachantes, le tout est de reconnaître où se situe la frontière, ce qui est amour de ce qui ne l'est pas....

Écrit par : Mademoiselle X | 15/10/2007

Désolée Madaemoiselle X mais vous n'étiez pas spécialement visée. Je pense simplement que LES femmes sont compliquées...

Je ne vous connais pas. Koyotte ne m'a parlé que très partiellement de (ce qui fut) votre histoire et ne me permets aucunement de porter un jugement sur vous, sur ce qu'il m'a dit de vous sans doute, mais pas sur vous.

Pour le reste, je suis entièrement d'accord avec vous. Hormis sur "l'amour simple", pour ma part, je n'ai jamais eu l'occasion de faire sa connaissance. Cet amour là sans complication dure le temps de la rencontre mais devient, très vite, complexe à mon sens. Entre nos attentes, les attentes de l'autre, l'amour que nous lui vouons, celui qu'il nous porte, notre désir, son désir, il y a autant de possibilités que la situation devienne compliquée...

Et puis comme tout ce que m'annonce la femme que j'aime (très, très fort) est: soit compliqué, soit pas simple. J'ai dû prendre le pli... Mais voilà, je l'aime, j'ose espèrer être plus qu'attachante pour elle. Même si ressentir de l'attachement pour quelqu'un n'est-ce pas déjà de l'amour ou au moins une certaine forme d'amour. C'est quoi pour vous l'amour?

Écrit par : l'Amazone | 15/10/2007

j'sais pas pourquoi (en fait si j'le sais mais bon, c'est une formule de style hein :) mais j'aime pas trop quand on me dit que j'suis attachant ... on a l'impression de parler d'une chose ou d'une sensation et pas d'une personne et de ses sentiments ...

Chez moi, on s'attache aux choses mais on aime les gens ... tout est dans la nuance en effet ...

Écrit par : Koyotte | 15/10/2007

Dur exercice que de définir ce que peut être l'Amour, avec le grand A bien sûr...
C'est une sorte de sentiment de bien être au contact de l'autre et qui ne vous quitte plus, l'impression que vos âmes erraient jusqu’à cette rencontre, comme si elles se cherchaient. Un rassemblement d'âmes, de coeurs et de corps, tout match... C’est ce petit quelque chose qui fait que l'on en peut plus imaginer être sans cet autre.....

Écrit par : Mademoiselle X | 17/10/2007

Koyotte: Tu sais que je me suis vachement attachée à toi!!! Et que je t'aime bien surtout...

Melle X: J'espère que vous avez trouver cet homme qui vous fera ressentir ce sentiment de plénitude que vous avez si bien décrit...

Message personnel: Madame M., si tu pouvais lire le commentaire de Melle X, c'est exactement ce que je ressens pour toi...

Écrit par : l'Amazone | 21/10/2007