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11/02/2008

Comment foirer sa vie en 3 leçons et seulement 3 jours…

- Lundi 4 février, vous devenez célibataire…

 

 

- Mardi 5 février, vous passez votre entretien individuel (les yeux gonflés et rougis par la 1ère leçon et exténuée par le travail a rattrapé pendant que je m’attelais à solutionner, en vain, le 1er problème) et vous vous rendez compte que même si votre chef n’a cessé de vous faire des compliments pendant ces 2 looongues heures, l’augmentation tant escomptée, vous pouvez toujours vous asseoir dessus. Ce qui remet nettement en cause mon envie de rester dans cette boîte et le site de l’Apec redevient mon ami…

 

 

- Mercredi 6 février, vous recevez un appel de votre sur-locataire (mais il peut aussi s’agir de votre propriétaire si vous bénéficiez d’un cadre plus légal) qui vous annonce que ses déplacements à Paris lui coûtent 100Euros par mois et qu’il souhaite les répercuter sur votre loyer. Il est drôle, n’est ce pas ? Ou (parce qu’il est sympa aussi) me demande de quitter l’appartement dans les 15 jours! Avant de me menacer de retrouver mes affaires et moi-même à la rue dès ce week-end. Le soleil brille, les oiseaux chantent et la vie est tellement belle !!!!!

 

 

 

A ce moment là, je n’avais pas encore envisagé de me suicider, non c’est venu après. Non mais c’est vrai pourquoi me laisser abattre, c’est pas comme si je venais de perdre la femme de ma vie, mon travail et mon appartement dans le même temps…  Non là j’ai eu un jour d’intervalle entre chaque nouvelle pour bien prendre le temps de voir à chaque fois à quel point ça me faisait mal, avant de me reprendre un autre uppercut juste derrière. La vie venait de me mettre à terre et me laissait le temps de reprendre connaissance avant de me frapper de nouveau. Elle est sympa la vie quand même.

 

 

Et puis entre temps, il y a eu 2 chutes très douloureuses à moto, la réception d’un devis de la part de mon dentiste chéri d’un montant de 5.000€, la suppression de mon accès à Internet (ce qui soit dit en passant me fait une raison toute trouvée de me rendre au travail demain), des déceptions vis-à-vis du comportement de ma famille à qui j’explique ma situation et qui me répond : « on est allé skier ce week-end, c’était génial, on a bien pensé à toi » !!! Par inadvertance mon index gauche a mit un terme de lui-même à cette conversation surréaliste. Il y a eu des heures et des heures passées à courir, à nager et à marcher dans le seul espoir d’oublier. L’envie de ne voir ni même parler à personne, je voulais me retrouver seule avec moi-même pour réfléchir, faire le bilan sur ces 25 années de ma vie passées à tenter de construire quelque chose de si friable qu’en à peine 3 jours, tout pouvait s’écrouler avant de disparaître. Et puis en fin de journée alors que je me promenais, j’ai eu cette idée à laquelle je me raccroche sans cesse depuis : Et si tout ça, c’était l’occasion de recommencer ma vie à zéro. Comme résolution pour 2008, je m’étais promis de ne plus jamais faire quelque chose qui ne me plaisait pas, ne plus me forcer à recevoir ou voir quelqu’un, ne plus faire comme si. Et là au lendemain seulement de mes 26 ans, je prends le nouveau défi de tout reprendre à zéro : nouvelle vie, nouvelle ville, nouveau job, éventuellement nouvelle compagne (si la précédente ne souhaite toujours pas m’adresser la parole d’ici 15 ans alors que pourtant je ne pourrais pas avoir plus besoin d’elle que maintenant). Vous saviez vous par exemple qu’à Nancy, vous pouviez acheter un T3bis de 90m2 pour seulement 80.000Euros ??? Alors depuis, je ne cesse de me projeter, j’ai réalisé des dizaines et des dizaines d’échéanciers, de simulations financières, etc.. et j’en arrive toujours à la même conclusion à Paris et moi, c’est fini !

 

 

Même si compte-tenu de la leçon une, je n’irais certainement pas vivre à Nancy, je pourrais aller vivre en Normandie, à Lyon, à Rennes, à Grenoble, Annecy, Chambéry, à Gap, à Toulouse, à Perpignan, à Aix-en-Provence, à Toulon, à Valence, enfin peu importe la ville mais loin de Paris si possible. En tout cas, je me laisse jusqu’à cet été pour trouver un nouvel emploi en Province où je pourrais devenir l’heureuse propriétaire d’un voire de deux appartements même, les meubler chez Roche-Bobois, acheter une voiture coupé-cabriolet toute neuve ainsi que la moto de mes rêves pour le prix d’un studio de 18m2 dans le 18ème  arrondissement. Il n’y a pas à hésiter, ni même une seconde à perdre et si vous êtes DRH ou exercez une fonction dans le Marketing, vous recevrez sans doute dans les prochaines secondes cette lettre :

 

Proposition de Collaboration :

 

Actuellement, Responsable Marketing pour la société xxxx spécialisée en xxx où j’ai pu mettre en place (blablabla). Jeune Diplômée de l’xxx Paris, ESC délivrant le grade de Master, spécialisée en Marketing et Communication. Titulaire de nombreuses expériences en tant que Chargée d’Etudes puis de responsable Marketing et Communication pour des sociétés aussi prestigieuses que la SNCF , le Groupe TF1, les laboratoires pharmaceutiques Takeda et Canal +, entre autres.

 

Je suis, actuellement, à la recherche d’un poste de Responsable Marketing au sein de (nom de la société pour laquelle je postule). Société pour laquelle, je souhaiterais mettre à disposition mon enthousiasme, ma motivation, ma créativité, mon sens de l’innovation, ma rigueur et mon dynamisme.

 

Lors de mes expériences précédentes, mon sens aïgu du service client, mes capacités relationnelles et rédactionnelles ainsi que mon habilité à jongler entre travail en équipe et travail en totale autonomie ont été particulièrement appréciés et mis en valeurs par mes supérieurs hiérarchiques.

 

Je cherche un groupe comme (le vôtre et loin de Paris !) avec qui, j’en suis persuadée, nous pourrons aller conjointement vers un très fort développement.

Si vous vous reconnaissez dans cette annonce, contactez-moi vite au : 06-xx-87-xx-12.         Stéphanie XXXX

10:10 | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Hum... Tout cela est assez triste... M'enfin tu n'as pas exactement perdu ton boulot ; tes illusions, peut-être !
Et puis pour ton histoire d'amour, hélas, ça fait un moment que tu oscilles entre des sommets brefs et des gouffres profonds...
Chacun a sa propre histoire. Moi, quand j'ai été largué et que j'ai pensé que plus jamais j'aurais droit à autant de bonheur, un peu de temps et de lexomyl m'ont aidé à me remettre les idées en place. Courage. Et va de l'avant.

Écrit par : Comme une image | 11/02/2008

Putain
Mais apparemment tu ne te laisses pas abattre.
Show must go on, en plus c'est le nouvel an asiatique, t'es synchro avec le calendrier pour un nouveau départ

Écrit par : Ada | 12/02/2008

> CUI: Effectivement, c'est assez triste... Pour le problème N°1, c'est un peu ça: une descente de ski de piste, des heures d'attente en bas des remontes-pentes, le froid glacial, la salopette inconfortable, les pannes sur les télé-sièges et puis ces 2 minutes de descente où la vitesse s'entremêle au plaisir d'être là et nulle part ailleurs qui vous font oublier tout ce qu'il y avait avant et de recommancer...sans cesse. Même si dans ton cas, il a suffit du temps, du lexomyl sans oublier tes filles et ta femme que tu aimes malgré tout, non???

> Ada: Je n'ai pas vraiment la possibilité de me laisser abattre. Espérons seulement que ce ne soit que l'année du rat et non l'année râtée!! J'ai parcouru attentivement ton blog et une chose est sûre: tu as énormément de talent... Et puis, c'est tellement juste, au fond un couple se reconnait peut-être simplement à cette phrase anodine: "J'ai acheté le pain"!

Écrit par : l'Amazone | 19/02/2008

Ah oui, j'aime aussi ma femme et mes enfants, et même mon boulot. Mais le sentiment de bonheur (ou de malheur) n'est pas toujours rationnel, tu sais.

Sinon, j'étais aux Houches, pour le ski, et bien que ce fut une semaine de congés scolaires, y avait pas ou quasiment pas d'attente aux remontées mécaniques, ma combi était confortable, le froid supportable, bref, c'était le pied.

Écrit par : Comme une image | 13/03/2008

I remember We had Now, along or burnt, to dine and began up to things. natural by year. I go back

Écrit par : jokearekitch | 13/04/2008