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03/03/2008

Un week-end en montagnes russes...

 
 



 
"Toute la complexité de la femme est certainement concentrée dans cet être secret et souriant. Ne se comprenant pas vraiment elle même, elle me surprend à chaque mouvement, à chaque parole."
 
podcast
 

J'avais posé mon vendredi 29 février depuis plus d'un mois. Alors jeudi matin, je me suis réveillée impatiente, animée par le désir fou de la retrouver, la revoir, l'embrasser, l'enlacer, me remémorer la splendeur de ses seins et pouvoir de nouveau les caresser très tendrement, pouvoir lui parler, mais je crois qu'au-delà de tout cela, ce dont j'avais vraiment envie était plus simple: passer du temps avec elle, pouvoir l'écouter, lui signifier à quel point elle m'a manqué.

 C'est donc fièrement que jeudi matin, je pris ma valise pour me rendre à une réunion avec le directeur général.  C'est fou comme le temps passe lentement sans elle. Elle qui occupera toutes mes pensées durant cette interminable réunion. Comme il est bon d'attendre, d'imaginer ces moments où je serai avec elle. Le directeur général propose de me ramener avec sa voiture. Il m'interroge sur ma destination. Je lui répond avec ce sourire qui trahit mes sentiments et qui me valut d'être charrié pendant plusieurs minutes sur les charmes de la Lorraine ou plutôt des Lorrains! Si seulement, il savait à quel point, elle est belle, à quel point, je suis amoureuse d'elle, à quel point, je n'arrive pas à me concentrer plus de 2 secondes sur quelque chose avant de revenir irrémédiablement à elle, à son sourire, son regard, son menton, à ses mots qui tourbillonnent dans mon esprit, à la douceur de sa voix et toutes ces choses qui me font craquer et qui monopolisèrent mon esprit pendant ces 45 minutes de trajet.

Le challenge de mon après-midi était de pouvoir m'éclipser à 17h pile pour réussir à monter dans le train de 18h12 direction Lunéville et enfin la retrouver. Je crois que j'ai passé mon après-midi à parler d'elle à un stagiaire originaire de sa région puis le reste du temps à mon bureau, ma tête plongée dans mes bras et mon esprit si loin au moins à 450 km de là, tout près d'elle, précisemment là où j'aimerai être à ce moment. Du coup, je n'ai rien fait de l'après-midi et réussit donc facilement à finir ce que je n'avais pas commencé pour 16h45.

Je suis à Gare de l'Est à 17h50, je m'arrête une courte seconde au Salon Grand Voyageur pour y prendre un chocolat chaud avant de rejoindre voie 27: Le TGV qui en seulement 2h me transportera jusqu'à ma bien-aimée. Je suis tellement heureuse. Heureuse au point d'en sourire béatement à tous mes compagnons de voyage qui pour 90% revenaient du salon de l'agriculture; Heureuse au point de ne pouvoir dormir. Heureuse au point d'en pleurer. Ce moment là, je l'attends depuis plus d'un mois. Je repense nostalgique à la première fois que je l'ai vu. Je me remémore chacune de nos rencontres. Le temps semble s'être arrêté. J'aimerai tellement être déjà arrivée, quelle soit sur le quai vêtue de son sourire ravageur et de son regard charmeur.

Et puis, 20h05 arrive enfffffffffin. Je descends du train. Elle n'est pas encore arrivée. Alors, je l'attends. Je l'attends comme un enfant perdu dans un supermarché attendrait sa maman, je l'attends comme la jeune femme un peu perdue que je suis attend le bonheur et à qui mon petit coeur ne cessrait de crier que c'est elle le bonheur, le bonheur de ma vie, celle qui d'un sourire, d'un mot efface toutes les peines et vous redonne envie d'y croire, celle pour qui vous vous lever le matin, à qui vous pensez toute la journée et auprès de qui vous rêveriez de vous coucher. Cette femme là, j'ai pendant longtemps crû qu'elle n'existait pas, que comme le prince charmant, elle avait sa place en bas d'une bibliothèque au rayon contes pour enfant. Et puis je l'ai rencontré...

Elle arrive à peine quelques secondes plus tard radieuse. Des fois, je m'interroge sur mes sentiments pour elle, sur tous les compromis que je fais pour elle, sur notre avenir commun, sur notre relation tellement complexe qu'elle ne tient qu'à un fil bien souvent. Et puis quand je la vois, quand, je lui parle même au téléphone, je me dis qu'il n'y a pas de doutes possibles: c'est ELLE que j'aime.

Nous prenons possession de notre chambre, la 201, comme d'habitude, celle à la baignoire, celle où face au lit, nous pouvons lire cette phrase peinte à la main: "Toute sa vie, l'on se doit d'être un enfant".

 Après, une très, très, très belle et très longue ellipse, nous nous résignons tout de même à nous restaurer. Je suis si bien avec elle. Il y a toutes ces phrases que je ne parviens pas à lui dire. Tous ces mots que j'aimerai tellement qu'elle devine. Et puis, il y a cette peur aussi. Cette peur de la perdre. La peur qu'elle me quitte. La peur que son état de santé se déteriore. La peur de ne plus la revoir. La peur que ces 23h39 passent et que je ne lui ai pas dit l'essentiel. J'aimerai que ces moments aussi courts soient-ils, soient intenses, soient grands et beaux à en devenir inoubliables pour nous deux. Mais c'est rarement le cas, malheureusement parce que j'ai ce talent inné pour tout fiche par terre. Pour qu'au lieu de profiter de chacunes de ces nanosecondes de ces 23h39, je réusisse à ne penser qu'à la fin, à devenir pétrifier par elle, même. Je suis cette pauvre conne qui au lieu de vivre les moments de bonheur qui lui sont offerts, pense à l'instant suivant où le bonheur aura disparu et devient triste par anticipation. En même temps, le bonheur dans ma vie, j'ai rarement eu l'occasion de le rencontrer malheureusement alors maintenant je me méfie de lui. Mais pas du plus beau cadeau que m'ait fait la vie depuis 26 ans: pouvoir rencontrer Catherine et qu'elle s'intéresse un tout petit peu à moi. Alors pendant ce repas, j'ai bu ses paroles, déguster chcun de ses mots et apprécier à sa juste valeur chacun de ses gestes comme une personne qui essayerait à tout prix de rattraper le temps perdu.

De retour à l'hôtel, nos corps réussissent enfin à exprimer parfaitement cet amour que nous nous adressons si maladroitement par la voix. Vers 3h du matin, la fatigue se joint à nous et emporte la belle dans ses bras. Je l'observe en train de s'assoupir. Je vois ses traits se relacher, ses papières papilloner de plus en plus lentement. Elle a l'air si serraine pendant son sommeil. Je la trouve tellement belle que j'ai envie de l'embrasser. Mes lèvres lui adresseront ces mots: " Bonne nuit mon amour ". Prise d'une crise d'angoisse, je me réveille à 7h15 en sursaut. La sentir près de moi me rassure, je la regarde dormir le temps d'une heure, le temps de connaître parfaitement chacun des contours de son visage, de ses épaules, de ses mains. Alors que je m'apprêtai à aller chercher notre petit-déjeuner, Elle ouvre enfin les yeux, avec déjà un large sourire. !nous tirons un trait conjointement sur le petit-déjeuner au lit pour le remplacer par un très gros câlin. Je ne cesse de penser qu'elle est la femme de ma vie, que je donnerai tout ce que j'ai pour avoir la chance de m'endormir et me réveiller à ses côtés. Encore une fois, au lieu d'apprécier le moment présent, je déplore la rareté de ces moments...

 

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Je suis désolée, j'aurais  aimé tout vous raconter, ce succulent repas que Catherine m'a préparé, de l'appel passé à ma meilleure amie qui va très mal aussi et qui me dis cette phrase qui résonne si bien maintenant en moi: "Tu sais ce que j'amerai Stéphanie, partir au milieu de nulle part, que personne ne saches où je suis et que je sois enfin tranquille, c'est tout ce que je veux", réussir à la réconforter un peu avant de rejoindre l'Amour de ma vie et n'avoir plus qu'à mettre les pieds sous la table pour apprécier ce repas à jamais gravé dans mes papilles. J'aurais aimé vous raconter et trouver les mots et les raisons pour vous dire à quel point je me sentais mal à l'aise chez elle, parce que justement ce n'est pas uniquement chez elle mais chez lui aussi. J'avais l'impression de m'imiscer entre eux deux, de n'être pas à ma place, d'avoir peur encore et toujours qu'elle me quitte pour retourner avec lui, peur qu'elle l'aime encore, peur qu'elle fasse l'amour avec lui couchant déjà ensemble dans le même lit. J'ai du mal à me détendre, à profiter d'elle, de sa présence, des quelques heures qu'il nous restent à passer ensemble. Sa maison est magnifique, un jour j'aimerai avoir une maison similaire. Je repense à la première fois et seule fois d'ailleurs où elle sera venue chez moi, au sentiment de honte qui m'aura animé de vivre dans ce taudis. Je la regarde vivre dans son univers et je ne peux m'empêcher de penser que j'en crève d'envie de ça, de cette vie en commun, du quotidien, d'être au près d'elle dès qu'elle a besoin de moi et je sais à quel point alle a besoin d'aide en cette période aussi difficile physiquement que moralement à supporter. Si elle ne vivait déjà avec un autre, je lui aurai déjà demandé mille fois de l'épouser. Et j'aurais été l'épouse la plus parfaite qui soit, certes un peu jalouse mais tellement amoureuse et dévouée que ce qui m'aurait animé à longueur de journée n'aurait été autre que son bonheur.

J'aurais aimé vous raconter le trajet retour quand Elle me raccompagne à la gare et les remords que je garderai éternellement de ce moment. J'aurais aimé vous raconter les adieux juste avant que le train ne m'arrache à la femme que j'aime et que je pleure. J'aurais aimé vous raconter les milliards de larmes qui ont coulé sur mes joues pendant tout ce week-end comme maintenant d'ailleurs, j'auraus aimé vous décrire comme j'étais triste de retourner chez moi, c'est à dire sans elle. J'aurais aimé vous raconter la nuit blanche que j'ai passé à parcourir les rues de Paris à vélo. J'aurais aimé vous raconter  à quel point mon appartement était aussi en bordel que mon esprit du moment. J'aurais aimé vous raconter que tout va mal en ce moment et que c'est ma seule bouffée d'oxygène. J'aurais aimé vous raconter quand je suis allée courir avec Laurent pendant 3 heures, le temps de tout vider: toutes ses larmes, tous ces non-dits, tous ces actes manqués. Le temps qu'il me fasse part de sa vie, de sa séparation, de sa nouvelle vie. Courir pour oublier, courir pour ne plus penser, courir au lieu de pleurer. Courir comme exhutoire. J'aurais pu vous raconter comment chaque seconde de ce week-end, j'ai attendu son appel. En vain. Ceweek-end là, elle n'aura pas eu besoin de moi pour venir combler les trous dans sa vie. Tant pis pour moi. J'aurais pu vous raconter comment je réalisais ce week-end que la fuite en avant dans laquelle je me suis lancée depuis le début d'année avec chaque soir une activité: dentiste, code, aider ma meilleure amie, code et code pour simplement repousser le moment où je franchissait de la porte et où chaque soir je m'écroulais en pleurant. J'aurais pu vous écrire si vous ne l'aviez déjà compris que dans ma vie en ce moment, ce n'est pas très, très marrant. J'aurais pu vous raconter que j'ai été en colère qu'Elle me trompe, qu'elle m'ait menti, je ne le supporte pas. J'aurais pu vous écrire que je n'ai plus de nouvelles d'elle. Et que je suis tellement désespérée que j'ai essayé de la rappeler. J'aurais pu vous dire qu'elle a raison de me prendre pour une conne parce qu'il n'y a pas d'autres mots, je suis bien la reine des connes...

 

19:41 | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

La reine des connes, certes non.
Un questionnaire t'attend chez moi...

Écrit par : Ada | 06/03/2008

Finalement, j'en arrive presque à me demander si l'amour est une si bonne chose ... aimer, c'est avoir peur de perdre cet amour ... alors qu'il serait tellement plus agréable d'en profiter ...

Ca me ferait plaisir de te voir !

Écrit par : Koyotte | 12/03/2008

C'est peut-être l'heure tardive ou alors c'est le degrés d'alcool dans mon sang mais j'ai pas tout compris...

Je t'embrasse quand même... et Cathy aussi, si elle passe.

Écrit par : 4largo | 18/03/2008

Ada: Bon ben, c'est parti pour 6 habitudes:
1°) draguer les hommes mariés et accompagnés de leur femme dans le TGV, ça me fait toujours plaisir de gâcher leur voyage et de les entendre se disputer encore 3h après...
2°) Tomber amoureuse de femmes extrêmement compliqués
3°) Ne pas m'intéresser à celles qui me draguent
4°) Regarder (sans le son, mais juste pour son visage) Catherine Matausch le dimanche soir.
5°) Avoir pris l'habitude d'être triste alors qu'il suffirait que j'ouvre les yeux pour me rendre compte que j'ai tout pour être heureuse
6°) Ne pas faire l'amour quand j'héberge des personnes chez moi mais si vous voulez savoir comment réussir cet exploit, allez chez Ada...

> Koyotte: C'est le Printemps Koyotte (si, si je te promets) et en cette période si particulière où l'amour bourgeonne et fâne aussi vite que les plus jolies fleurs, tu tombera certainement nez à nez avec celle qui est née pour te faire chavirer... (Je t'appelle dès que je suis dispo pour que l'on se fasse un resto très vite...)

> 4largo: Tu sais même moi qui suis pourtant l'un des personnages principaux, je ne comprends pas toujours tout, alors ce n'est ni l'alcool, ni l'heure... J'espère que tu te portes bien, que tu as des projets plein la tête ou une perspective de retour à la world Company et t'embrasse aussi et puis pour Cathy, envoies lui un mail ou appelles la, ce sera plus sûr et suis certaine que ça lui fera plaisir... Et puis n'hésite pas à donner de tes nouvelles Arnaud...

Écrit par : l'Amazone | 24/03/2008