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11/05/2008

A pleines dents...

Attention: OPTIMISME … OMNIPRESENT !! 

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Je ne sais pas si ça vous le fait aussi mais depuis que le mois de mai a commencé et que les beaux jours sont (finalement) arrivés : j’exulte. C’est comme si dès le 30 avril au soir, un raz-de-marée de bonheur avait ravagé ma vie. Il fait beau et … tout va bien. Que demander de plus ? Absolument rien, justement. Le dicton : « En mai, fais ce qu’il te plaît » n’a jamais été plus approprié. Je ressens un profond sentiment de liberté, mêlé à une légèreté jusque là inégalée. J’ai arrêté de me poser 3 milles milliards questions à la seconde et je me sens tellement bien. Je n’irais pas jusqu’à dire que ces 10 jours furent les plus beaux jours de ma vie mais ils n’en sont pas si loin et pourtant rien de particulier ne s’est passé. C’est uniquement mon regard sur moi et (ce qui fut) mes problèmes qui a été entièrement bouleversé.

 

 

Je crois que tout ceci a commencé au 14, rue Greuze – Paris 16ème le vendredi 2 mai aux alentours de 14h. Le soleil était radieux … contrairement à mon sourire. J’étais au pied du trocadéro face à la Dame d’Acier qui m’émeut à chaque fois pourtant et là … rien, même pas un whaaaaaah d’admiration, non rien, perdue à ruminer mes sempiternelles questions, je ne lui ai même pas prêté la moindre attention. Et puis, j’ai franchi le pas de la porte de cette modeste salle d’attente. Je me suis assise dans cette pièce beaucoup trop grande pour moi. J’ai commencé à balayer du regard ce que je pourrais emprunter pour une durée indéterminée les magazines (qui pourtant étaient d’actualité) mais cette fois-ci, j’avais plus envie de pleurer que de connaître les nouvelles tendances en matière d’architecture d’intérieur. Et puis, le docteur a ouvert la porte soudainement, ce qui me permis de retrouver mes esprits et de le suivre bien gentiment pour ce parcours que j’avais déjà accompli des dizaines de fois. Me demande d’ôter ma veste et mon sac, je suis ces directives téléguidée plus par l’habitude que par sa voix que je ne fais pas l’effort d’écouter. Je m’allonge. Bien confortablement … et pour 2h30 de temps. A peine installée sur le fauteuil de mon chirurgien-dentiste adoré, il me lance un : « N’hésitez pas Stéphanie à lever la main si vous ressentez la moindre douleur lors de l’intervention ». J’ai envie de lever la main voire les deux pour lui rugir au visage que j’ai mal, très mal même au niveau de la poitrine, légèrement à gauche dans ce petit organe tout spongieux que certains nomment un cœur. Et que comme cet organe est VITAL, j’ai du mal à vivre justement.

 

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Et puis comme d’habitude, il m’a anesthésié, alors je n’ai rien ressenti et pourtant, je crois que j’aurais préféré qu’il me fasse souffrir, ressentir cette douleur qui m’envahit depuis quelques temps et pouvoir cette fois la raccrochée à une cause. Mais non, même pas le moindre titillement hormis un grand coup de massue à la fin de la consultation lorsqu’il m’a présenté la facture et même après avoir chaussé mes lunettes Dior, je m’aperçus que je ne voyais ni double, ni trouble mais qu’il y avait bien 4 chiffres! 2h30 que je ne sais comment occuper. 2h30 pendant lesquelles le dentiste et son assistante vont œuvrer et 2h30 pendant lesquelles je ne pourrai que penser. Penser à tout ce qui m’encombre l’esprit. Pendant ces 2h30, je me suis livrée à une auto-thérapie. Et le bilan est plus que satisfaisant. C’est comme si après m’avoir offert (pas gratuitement certes !) le plus beau des sourires, il m’avait dit : « Allez-y Stéphanie mordez la vie à pleine dents maintenant. » Et je ne cesse de le suivre ce conseil. Je ne sais pas si c’est par souci de rentabilité que ce sourire Hollywoodien ne me quitte plus ou si j’avais eu besoin de ces 2h30 en tête à tête avec moi-même pour prendre conscience qu’il y a pire que d’être payée (et plutôt bien en plus !) actuellement à ne rien faire, qu’il y a pire que de devoir choisir entre Paris et le Havre, qu’il y a pire que d’être menacé d’être à la rue chaque début de mois par mon surlocataire parce que de toute façon, je me retournerais fatalement et c’est sans doute ce qu’il serait souhaitable que je mette en place dès aujourd’hui, que dans la vie on n’obtient pas tout ce que l’on veut et qu’il ne faut jamais cesser d’y croire et se battre pour obtenir ce qui nous est le plus cher…

 

Après cette thérapie de « positive attitude », je suis ressortie et j’ai été frappé par la beauté de la Tour-Eiffel , par la vue panoramique et exceptionnelle sur Paris qu’offre la Place du trocadéro et je me suis laissée de nouveau séduire et charmée par notre Capitale. J’ai eu envie dans la perspective de peut-être lui dire très prochainement au revoir et non adieu, c’est sûr, de la redécouvrir avant de la quitter, de profiter de ces milles et une merveilles, de lui faire l’amour une dernière fois avec tout mon cœur comme j’aurais pu le faire avec une amante. Et elle l’a été mon amante. Elle m’a fait rêver comme personne, j’ai tout fait pour la rejoindre, elle a veillé sur bon nombre de mes nuits, de mes sorties, de mes promenades. Elle compte certainement aussi mon plus vaste et joli cimetière amoureux. Oh oui, je l’ai aimé Paris. Plus que ma ville natale, plus que l’ensemble des villes que j’ai eu l’occasion d’habiter ou de visiter.

Alors, j’ai tout pris d’elle : mes amis, mes quartiers préférés, les musées, les monuments, revu avec une infinie nostalgie les souvenirs attachés à chaque lieu et puis, j’ai craqué de nouveau et avec la même intensité que la première fois où je l’ai vu. Certains touristes chinois ou japonais ont un Paris-blues après avoir confronté ce qu’est Paris et ce qu’on en dit. Mais pas moi. Car quoi de plus beau que Paris ?

Et pendant ces 10 jours, motivée par le désir inégalé de mordre Paris et la vie à pleines dents accentué par une overdose d’endomorphines liée à une pratique sportive excessive, j’ai vu littéralement : LA VIE EN ROSE. Avec en résumé : du sport, beaucoup de sport (course, vélo, natation, squash, sauna, hammam, jacuzzi, motocross, karting, patinage, roller, etc…), des dizaines d’heures à se balader en vélib' ou à pieds, des heures aux terrasses du coté impair des Champs Elysées, un pique-nique à l’heure du coucher du soleil sur l’ile Saint-Louis, des câlins, des bisous, des "je me sens si bien avec toi" échangés, une demande en mariage (valable dans 4 ans et avec clause suspensive!), pouvoir croiser indifféremment dans la rue: Madonna, Gad El Maleh, Jean-Pierre Bacri, Michel Picouly, Fred que Jacky du feu Club Dorothée, retrouver un ami que je n’avais pas vu depuis un an, des milliards d’émerveillements, de regards échangés et certainement encore plus de fous-rires…

 

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Alors même si ma décision n’est pas totalement arrêtée, je ne vois pas comment, je pourrais te quitter Paris et si ce devait être le cas, saches que ce ne sera jamais définitivement et uniquement pour mieux revenir comme l’on revient auprès de ses premiers amours. Je suis subjuguée par ta beauté Paris et limite amoureuse, je dois bien le reconnaître.  

 

Merci pour tout, Paris…

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