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17/06/2008

C’est la vie, pas le paradis…

Lundi 16 juin :

Programme réglé à la seconde près, la journée se révèle surchargée. Pas une seconde à moi. A peine après avoir fini ma journée de travail officielle en tant que Responsable Marketing, j’endosse aussitôt mon autre casquette de Consultante en Marketing et Communication. 1h05 de trajet, soit à peine le temps de peaufiner ma présentation. J’arrive légèrement en retard chez mon client et en l’occurrence ici, aussi mon ex-patron. L’occasion de revoir mes anciens collègues, de me faire charrier par le responsable de l’Agence qui m’appelle « l’équipe de nuit » et avec qui effectivement il n’y a pas si longtemps encore j’ai eu l’occasion de travailler jusqu’à pas d’heure. Juste le temps de prendre des nouvelles de ma comptable préférée, ainsi que de ses enfants et petits-enfants tout en déposant délicatement le relevé de mes heures facturés sous ses yeux. « Bon d’accord mais c’est vraiment parce que vous insistez, je veux bien que vous me fassiez le chèque aujourd’hui, mais c’est uniquement si ça peut vous dépanner ! » Présentation de ma petite merveille réalisée par mes 10 doigts pendant tout ce week-end. Projet : Validé. Ouf, il n’y a que quelques petites modifications à apporter et c’est réglé. A défaut d’avoir été une fille modèle la veille où j’ai tout à fait consciemment oublié la fête des pères, j’endosse le rôle de la marraine idéale en allant choisir une petite babiole pour ma nièce et filleule adorée.

 

Comme ses parents pensent qu’à un an, ma nièce est trop jeune pour que je lui offre une moto, je me rabats sur cet objet si peu encombrant :

Cadeau Elise.jpg

A peine sortie du magasin, je reçois ce message d’un très bon ami : « Tu sais pas ce que tu loupes, il y a des donzelles à foison ». N’écoutant que ma libido, le cheval et moi fonçons au galop à la fondation Ricard. Les lectures venaient d’être finies, je retrouve mon ami en train de se jeter son 6ème pastis et me demande si sa consommation (excessive) d’alcool n’était pas en train de jouer sur sa perception visuelle. Il n’y a que des mecs. Tant pis, je profite qu'un salon de coiffure soit encore ouvert pour qu'un charmant coiffeur (pas du tout efféminé!) me défigure à jamais. Ce Conn*** m'a fait une coupe à la Rachida Dati. Attention, je dis pas qu'elle est moche voire même bien au contraire mais comment dire déjà que nous nous ressemblions pas mal, maintenant c'est encore pire et moi je n'ai que 26 ans alors devenir le sosie d'une femme de 42 ans, je n'étais pas si pressée que ça non plus. Donc maintenant et jusqu'à ce que mes cheveux repoussent, j'ai approximativement cette tête là, les pattes d'oies en moins, bien évidemment:

 

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Nouveau message cette fois-ci d’une personne qui se considère comme ma sœur et qui m’envoie une fois de plus très gentiment promener. Mais bon, ça doit être de ma faute, je dois sûrement lui en demander trop, en l’occurrence : 2 petites minutes de son temps pour que nous fassions le point. Mais non à 43 ans, madame préfère avoir une « sœur » à qui elle envoie un sms par jour et basta, faudrait quand même pas que je puisse avoir de ses nouvelles ou que l’on puisse réussir à se comprendre un jour, non ça, ça doit être réservé à une autre catégorie de relation. Enfin bref passons, je ne la comprends pas sur ce point comme sur beaucoup d’autres. Et me dit qu’à ce détail près, c’est dommage, j’aurai presque passé une excellente journée. Enfin ça c’était jusqu’à ce que j’arrive aux Halles pour rentrer chez moi en empruntant la ligne B. Trafic interrompu sur toute la ligne à cause de grève. Huuummm ouais et je fais quoi moi avec Jolly Jumper sous le bras pour rentrer chez moi ? J’avais bien pensé utiliser ses roulettes pour l’accrocher derrière un vélib ou à une rame de métro mais lui ne voulait pas. Alors après avoir bien galéré et à peu près contourné tout Paris pour me rapprocher le plus de chez moi et après avoir envisagé que samedi j’allais à peu près devoir me taper le même trajet pour rejoindre la Gare de Lyon et fêter le 1er anniversaire de ma petite nièce chérie, j’en suis venue à la conclusion suivante : elle a intérêt à l’adorer son cadeau sinon pour Noël, je lui offre l’ouverture d’un PEL qui se montrera tout aussi utile et beaucoup moins encombrant.

 Après avoir passé une bonne partie de la soirée à apporter les quelques corrections sur la présentation que je retournerai livrer demain, je m’interroge : comment peut on avoir fait des études en Marketing, l’exercer depuis quelques années maintenant, réussir à comprendre les attentes et comportement de n’importe quelle cible et ne pas réussir à cerner et encore moins comprendre la personne que l’on aime. Depuis quand parler à l’être aimé est une consécration ? J’ai tout essayé pourtant : d’être laxiste, d’être ferme, jouer sur la nostalgie, me montrer ironique, lui imposer un ultimatum : Résultat des courses : Rien ne marche. Je suis vraiment une moins que rien pour elle ou quoi ? Pourquoi dois-je mendier une discussion ? C’est quoi le risque, que nous réussissions à nous mettre d’accord ? Ça lui aurait coûté quoi de m’accorder 2 minutes ? Pourquoi a-t-elle besoin de se réfugier dans le silence systématiquement?  Pourquoi n’est elle pas en mesure de considérer qu’une conversation puisse avoir un autre but que de lui faire des reproches ? Pourquoi gère t’elle sa vie et en particulier ses relations avec moi comme une pré adolescente de 8 ans alors qu’elle a 35 ans de plus ? C’est vraiment comme ça qu’elle souhaite que ça se finisse entre nous par un sms ? Comment quelqu’un peut prétendre vous avoir aimé ou même être votre sœur et agir comme ceci ? Pas mal tourmentée par tout ça, je passe une nuit pitoyable.

 

 

Suite (et fin aussi malheureusement le mardi 17 juin)

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