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27/07/2008

Je ne sais pas…

J’aurais pu dire : « oui », j’aurais pu dire : « non », je les ai pensé successivement en tout cas. Mais j’ai répondu, « je ne sais pas ». Ce sont les mots qui sortirent de ma bouche.

 

Ca s’est passé dimanche dernier, j’étais en vacances dans le sud de la France , il devait être assez tôt, probablement 8h30 ou 9h00. Il faisait très beau et déjà très chaud. Je courais avec mon frère. Nous étions sur le chemin du retour. Alors que je profitais pleinement de ces moments privilégiés avec mon frère aîné (que j’adore) pour discuter, lui demander conseil sur le plan professionnel notamment et puis, je dois bien l’avouer, fanfaronner aussi un petit peu en imposant un rythme soutenu.

 

Nous échangions tranquillement donc. Quand tout à coup, il me demande quand il deviendrait oncle. « Tu aimerais bien ? » répondis-je. « Non, ce que j’aimerais, c’est surtout que tu sois bien, avec quelqu’un qui prenne le plus grand soin de toi et qui t’aime. Je te vois souvent le regard ailleurs, j’ai l’impression que tu attends quelque chose. Je te vois sourire, nous dire que tout va bien, que tu es en pleine forme, que tu as plein de boulot, que la vie à Paris est magique mais je vois bien que c’est pour nous rassurer. Tu as les yeux si tristes Steph que quand tu souris, j’ai l’impression que c’est pour ne pas pleurer ».

 

-          « Ne t’inquiètes pas pour moi Lion… »

 

-          «  Tu es ma seule sœur et j’ai peur pour toi. Tu sais que tu peux tout me dire. (Il sourit). Je revois souvent Thierry, Alex, Julien et Marc, à chaque fois, ils me demandent de tes nouvelles, je crois bien qu’ils étaient tous un peu amoureux de toi. Tu as tout pour toi, Steph. Tu es plus que mignonne, intelligente, drôle, avec une bonne situation et un avenir plus qu’assuré. Alors qu’est-ce qu’il te manque pour être heureuse ? »

 -          (Je le regarde dans les yeux) « Rien » (un temps) « même si tu as oublié que j’avais le plus extraordinaire frère au monde et une nièce/filleule aussi exceptionnelle que son papounet … surtout lorsque tu m’offriras ma moto, un loft et une Z4 pour Noël ! »

 

-          (Il sourit puis reprend son air grave) « Tu es avec quelqu’un ? »

 

-          (Oui – Non) « Je ne sais pas »

 

-          « Comment ça ??? »

 

Comment expliquer à mon frère que : « oui, j’étais avec quelqu’un mais qu’elle n’était pas avec moi. Comment lui dire que j’étais folle amoureuse d’une femme de 43 ans qui n’en a rien à faire de moi. Comment lui faire comprendre que j’aimerai tellement être avec elle mais qu’elle ne le souhaite pas. 

Pour ça, il aurait fallu TOUT lui raconter, tout reprendre depuis le début : notre rencontre, les signes avant-coureurs de sa complexité, le fait qu’elle ne vive pas seule, le fait qu’elle ne soit pas sûre de m’aimer, nos rencontres (ces moments de plénitude qui me donnaient envie d’y croire), nos déchirures, ses mots qui font mal, le fait qu’elle soit perdue et qu’elle me perde. Lui parler de sa venue à Paris, la semaine précédente, lui avouer que je ne la comprenais plus du tout. Lui dire qu’elle voulait devenir ma sœur et puis qu’elle brisa tout en me demandant de l’embrasser, lui dire que nous avons refait l’amour, lui dire que j’étais si bien quand elle était là, que j’étais si heureuse de la revoir, lui raconter nos péripéties dans Paris, lui dire que nous sommes allées au Fouquet’s, au café de Flore, chez Ladurée, au Pavillon Montsouris, au Jardin du Luxembourg, au Parc des Buttes de Chaumont, à La Villette , au Planétarium, au Jardin des Plantes, à la Mosquée de Paris, marcher rue de Rivoli, place Vendôme et dans le Marais, le tout en 48h et qu’elle a l’impression que nous n’avons rien fait. Lui dire à quel point, elle avait l’air détaché. Lui avouer qu’elle joue avec moi, qu’elle ne m’aime pas.

Lui demander pourquoi elle est inscrite sur des sites de rencontres ? Lui demander pourquoi elle a l’air si proche et dans la seconde qui suit si lointaine de moi ? Lui demander pourquoi elle ne répond jamais à mes questions ? Lui raconter qu’elle m’a blessé lorsque je lui ai offert des cadeaux et que comme d’habitude ça n’allait pas, il fallait absolument changer les boucles d’oreilles qui pourtant m’ont coûté une petite fortune et qui je pensais lui auraient fait plaisir (surtout lorsqu’elle m’offre en échange un objet publicitaire qu’elle a eu gratuitement à son travail et qu’elle me demande chaque seconde, si ça me fait plaisir. Euh, comment dire ?!!). Lui dire que des fois quand je la regarde, je ne lis que du mépris, que je n’aime pas l’image que je vois de moi dans ses yeux. Lui dire que nous avons fait le point et que ça ne m’as pas plus avancé. Lui dire qu’elle me fait mal, que j’en ai conscience mais que je ne parviens pas à me détacher d’elle. Lui demander pourquoi elle vient si peu me voir ? Lui demander pourquoi elle m’a balancé toutes ses phrases (assassines) au moment de nous quitter ? Lui demander pourquoi, elle me manque atrocement ? Lui raconter qu’elle ne m’a pas appelé une seule fois, ni même adressé un mot gentil depuis. Il aurait fallu que je lui dresse la liste de tout ce qui m'a fait et me fait craquer chez elle. Il aurait fallu que je lui raconte son regard même pas homologué. Il aurait fallu que je lui dise que le feu d'artifices du 14 juillet à Paris était presque aussi beau que ce qui se passe dans ses yeux quand elle sourit. Lui demander pourquoi, elle n’est pas là avec moi alors qu’elle est en congé aussi ? Lui demander pourquoi, elle a refusé de m’accompagner au Maroc et ici en Savoie puis dans le Lubéron ? Lui dire tout ce que j’avais sur le cœur. Livrer tout ce que je tente de dissimuler tant bien que mal depuis 1 an et demi. J’aurais pu. Mais il n’aurait pas comprit. Alors ce « Je ne sais pas » résonnant comme un magnifique écho à la réponse de Catherine à la question : « Tu m’aimes ? », j’ai pris tout ça et comme mes larmes que je sentais monter derrière mes Oakley, j’ai tout pris pour l’enfouir de nouveau au plus profond de moi.

J’ai couru aussi vite que j’avais mal, croyant que toute cette peine j’aurais pu la laisser là, loin de moi, la semer, mais la seule chose que je réussis à mettre à distance, ce fut mon frère. A distance de moi, de ma vie, de ce que je vivais. Et pourtant, ce frère que l’on considérait si souvent comme mon jumeau de par notre ressemblance édifiante et par ces phrases que l’un commençait et que l’autre finissait si souvent. Ce frère exemplaire qui d’un simple regard lisait à livre ouvert en moi et qui cette fois ne me comprenait pas. A bout de souffle, c’est à ce moment là que paradoxalement, je me dis que j’avais besoin de respirer, de commencer à me détacher d’elle, ne plus continuer à vivre au travers elle. Besoin de réponses à mes questions. Besoin de preuves d’amour ou d’amitié pour continuer à y croire. Besoin de trouver de toute urgence le GPS efficace en amour qui me dira si je suis dans une impasse ou non ? Besoin de parler avec elle. Besoin de réussir à comprendre que sous antidépresseurs, il est impossible d’accorder une valeur à ses sentiments. Besoin de savoir si tout est fini. "Et je cours, je me raccroche à la vie" !!

Voilà tout ce qui se passe lors d’un simple footing et ces foutues endorphines qui se font prier avant d’arriver et venir apaiser mon petit cœur… (Je comprends mieux pourquoi Sarkozy a arrêté de courir depuis qu’il a rencontré Carla).

16/07/2008

48H avec Steffi les mauvais tuyaux…

Vous vous souvenez certainement dans Starsky et Hutch, il y avait Huggy les bons tuyaux qui avaient toujours les bonnes infos et les bons plans. Et bien aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous présenter son opposé : Steffi, les mauvais tuyaux !!

 

Et j’ai encore eu l’occasion de le prouver très récemment malheureusement et en plus à la personne que j’aime le plus au monde.

 

Si je vous dis : « Paris », vous ça vous fait plus pensé à ça, non ??? Le rêve, la nuit, la féerie, les monuments, les musées, la Seine enfin Paris et toute sa magie quoi, notre chère et tendre capitale.

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Alors quand celle que j’apprécie le plus sur cette Terre m’a averti, il y a de cela 4 mois, qu’elle venait passer quelques jours, 7 pour être plus précise, chez son frère. Je voulais mettre le paquet, faire du temps qu’elle allait me consacrer autant d’occasions de la faire rêver, tenter de la reconquérir, lui faire partager mon amour pour Paris et lui montrer simplement, au fond, à quel point j’étais heureuse de la revoir.

 

Et puis entre cette annonce et sa venue effective, les 4 mois se sont avérés entre nous on ne peut plus mouvementés, de par ma faute le plus souvent. Alors j’ai pendant longtemps douté de la perspective de la revoir un jour, fâchée comme elle l’était après moi. Je me suis réfugiée dans le sport et dans le travail surtout et à tel point de ne plus vraiment savoir pour qui je travaillais acceptant les propositions de collaboration de toute part et me retrouvant à travailler 20h/24 et ce 7j/7. Pendant que je m’usais la santé au moins je parvenais à occuper mon esprit pendant ces si looooongues périodes sans elle.

 

Je posa tout de même mes congés en fonction des siens. Puis ayant fini par ne plus y croire, j’accepte la proposition d’un ami pour me rendre à Avignon pendant quelques jours, ce qui m’aurais permit aussi de lui faire découvrir le Lubéron et plus particulièrement la maison de mes grands-parents, cet havre de paix où les cigales, les champs de lavande à perte de vue et le soleil sont vos uniques compagnons, rejoints de très près par le bonheur en règle générale. Et puis le doute persiste, souhaite t’elle me voir ? Au moment de me décider et après avoir attendu, en vain, une place pour repasser le permis moto, j’apprends sur son blog et par une amie à elle, qu’elle passerait le WE du 21 juin à Paris. Elle ne m’en parlera pas, ne cherchera pas à me contacter pendant cette période pour discuter le temps de boire un verre. Alors à bord du TGV qui me ramène à Paris le dimanche 22 juin en début d’après-midi, je lui propose par sms de la rejoindre où elle le souhaite pour lui offrir un verre, discuter (et la revoir) le temps de dix petites minutes. Résultat des courses : Pas de réponse (sic!). Laurent m’appelle ce soir là et me demande si je l’accompagne à Avignon, je confirme (à contre-cœur).

 

Quelques jours plus tard, les choses se précisent avec Catherine, elle me donne les dates de sa venue, me dit qu’elle souhaite me voir. Mon départ à Avignon et les dates de la venue de Cathy à Paris se chevauchent. Comme, je souhaite à tout prix la revoir, je fais tout pour concilier les deux au mieux. Elle me prévient une semaine avant sa venue qu’elle ne pourra plus se libérer le lundi. N’écoutant que mon cœur, j’annule tout avec Laurent qui se montre surpris de mon choix : « Tu es sûre de toi ??? »

 

- « Non mais comme toujours, tu le sais très bien, je n’ai jamais été sûre de moi. L’avenir nous dira si j’ai fait le bon choix ou pas. Mais si je ne reste pas ici, je sens que je vais passer ma vie à le regretter Laurent, tu comprends ? Je suis plus que jamais amoureuse d’elle. J’ai besoin de la revoir, lui présenter mes excuses, la serrer dans mes bras et lui témoigner à quel point elle m’a manqué tout au long de ses quatre mois sans elle… »

 

A suivre…

15/07/2008

Primanotte ce vendredi sur le bateau: "Le Quai"

Pour CheHyène et toutes celles que ça intéresse, la prochaine édition de la Primanotte aura lieu vendredi 18 juillet sur "Le Quai".

 Dîner, boire un verre sur le double ponton du Quai et danser toute la nuit entre sourires complices, c'est Primanotte et c'est vendredi 18 juillet de 20h à 5 h.
Plus que quelques jours pour vous inscrire et quelques heures pour en rêver..

Benji de la House, avec sa dernière compil de La Voile Rouge , et Lady T, vous préparent une ambiance digne de St Trop!
 
La Primanotte: the place to be !
 - Restaurant ouvert de 20h à 22h30
 - Soirée à partir de 22h30
Entrée offerte jusqu'à 23h
 - Puis 20 euros avec une consommation

01/07/2008

Pour Céline et pour toutes celles qui ont été ou seront confrontées au problème...

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 "La vanité de la femme est de vouloir faire de l'homme un être monogame. Sa cruauté est d'y parvenir, parfois, quitte à faire de lui un enfant craintif."

Extrait de "Les amants du n'importe quoi" de Florian Zeller