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« So Nice !!! | Page d'accueil | Fin de la partie 2 (ou du réconfort avant l'effort!) »

11/08/2008

Fin de la partie…

 
 

Il y a un mois, jour pour jour, j’étais bien, je venais de passer 48H en sa compagnie et à cette heure-ci, je la rejoignais à proximité de chez son frère pour pouvoir accompagner sa maman et elle (bien évidemment) pour un ravissant tour en bateau-mouche sur la Seine. Aussi étrange que cela puisse paraitre, après 6ans de vie à Paris et de nombreuses visites antérieures, c’était la toute première fois que je naviguais sur la Seine. Et j’ai trouvé absolument charmant de découvrir tous ces monuments qui jouxtent les quais de Seine pourtant emprunté quasi-quotidiennement sous un autre angle.

 

Et puis, elle était là, à côté de moi, et c’est là que je compris enfin le sens de cette phrase que ma grand-mère se plait à répéter aussi souvent que mon grand-père lui manque : « On n’est jamais bien quelque part, on est bien avec quelqu’un ». Et là, j’avoue que je me sentais tellement bien que j’avais fini par me persuader que les étoiles que je voyais était dans mes yeux et non sur la Tour Eiffel qui s’était parée de bleu pour l’occasion.

 

Et puis, on est passée sous le pont « des vœux » alors j’ai fermé les yeux, souhaité du plus profond de mon être qu’elle soit à tout jamais débarrassée de tout problèmes de santé avant de déposer un doux baiser sur sa joue et espérer que ce pont, le destin, Dieu ou tout simplement la médecine réalise ce vœu dans les plus brefs délais. (Avec un peu de recul peut-être aurait-il fallu que je me montre un peu plus égoïste et demander à ce pont magique que nous nous aimions aussi longtemps qu’il a mit et qu’il mettra en valeur l’île Saint-Louis). Comme le temps avait choisi de galoper aussi vite que mon cœur battait la chamade, la ballade pris fin bien vite.

 

De nouveau à quai, nous nous orientons vers la Place de la Madeleine pour pouvoir rejoindre la rue Royale et le salon de thé Ladurée. Je la dévore des yeux et bois ses paroles avant de daigner m’intéresser pourtant à leurs si bons macarons. Je la sais très proche de sa maman et comprends dès la 1ère seconde où je la vis pourquoi. Elle a la maman que tout le monde aurait rêvé d’avoir. Je suis sûre que Ferrero pense à la maman de Catherine avant de tourner une pub pour Nutella ou pour les barres Kinder. Elle incarne si bien l’image parfaite de la maman idéale : drôle, douce, cultivée, attentionnée, rayonnante de beauté, distinguée, charmante…

 

 

 

De manière analogue à sa fille, il y a quelque chose que je ne saurai expliquer qui se dégage d’elle, une sorte d’halo de lumière qui ne cesse de me fasciner et puis des yeux mais des yeux, d’un bleu à faire chavirer mon petit cœur. Ah si j’avais eu 3 ans de moins ;-)), je crois qu’à défaut d’avoir réussi à conquérir la fille, j’aurai tout tenté pour séduire sa maman. Elles forment un couple si parfait que ça en est impressionnant. Déambulant dans les rues de Paris bras dessus, bras dessous entourées de tout l’amour qu’elles éprouvent l’une pour l’autre, je me demande si c’est la fille qui tient sa maman ou l’inverse. Elles apparaissent comme indestructibles, indissociables et magnifiquement complémentaires.

 

Et puis ce temps qui défile aussi vite que les larmes qui jailliront de mes yeux quand ils s’apercevront que je ne suis plus qu’à 2heures de la fin de mon Compte Epargne Catherine. Ah ces maudites échéances, ce compte-à-rebours qui fait que chacune de nos rencontres avant même de commencer est déjà chronométrées. L’heure du retour a sonné. Nous regagnons l’appartement de son frère pour laisser sa maman se reposer un peu, le temps que nous nous disions, ce que je pensais à l’époque être un « au revoir » et qui se transforma aujourd’hui même en un « adieu ». Si j’étais partie pleine d’espoir après ses quelques heures passées ensemble, d’envie de tout recommencer à zéro, amoureuse comme au premier jour et souhaitant de tout mon coeur prendre le temps de bâtir une histoire beaucoup plus stable. Une histoire qui aurait pu s’inscrire dans l’histoire sous les termes si glorieux « d’amitié » ou « d’amour » et qui ne portera, finalement, que les 3 misérables lettres qui composent le mot « F-I-N ».

 

 

 

Un mois plus tard, en ce 11 aôut 2008, je n’ai plus jamais réentendu le son de sa voix. Pas d'explication, ni de motif apparent, je ne comprends toujours pas et fini par être aussi perdue qu'elle est en train de me perdre. Pour elle faire l’amour doit être équivalent à prendre un thé chez Ladurée, un moment agréable et distrayant mais absolument pas un engagement ou un témoignage d’amour ou même tout simplement de désir comme je le perçois pour ma part. Elle a toujours eu du mal à conjuguer le verbe « aimer » en particulier à la première personne du singulier mais là, je crois qu’elle confond même les verbes « aimer » et « jouer ». Et comme, je l’ « aime » et que je n’ai vraiment plus envie de « jouer », c’est aussi aujourd’hui que la partie a fini…

 

- Fin -

16:57 | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

gros bisous
je suis de tout coeur avec toi

Écrit par : yoann | 12/08/2008

Merci mon mari adoré pour ces mots tout gentil.

Mais je vais bien. Je commence le travail de reconstruction et cherche en moi les raisons qui ont fait que l'ai laissé jouer si longtemps avec moi avant de réussir à prendre enfin cette décision et vous promets un retour en fanfare pour de nouvelles aventures.

J'espère que tout va pour le mieux pour vous aussi et vous embrasse bien tendrement.

Écrit par : l'Amazone | 13/08/2008