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31/01/2007

Les 5 raisons (entre autres) qui font que je ne veux pas d'enfants...

Depuis la semaine dernière et jusqu’à hier soir, j’ai été amenée à garder le fils d’une amie partie en séminaire et dont le père a quelques problèmes à se souvenir qu’il a un enfant pensant certainement que l’argent qu’il envoie chaque mois comblera son absence et ses défaillances (mais bref passons). Voici quelques unes des raisons qui m’ont conduites à penser que je n’aurais jamais d’enfants ou alors que ce serait peut-être mieux pour l’humanité si je n’en avais pas:

 

Raison n°1 : Bon d’abord, la raison qui m’est venue de suite en tête est mon homosexualité associée au fait que je ne sois pas hermaphrodite me poussent fortement à penser que je ne dispose pas voire même pas du tout de la réserve de sperme suffisante pour entamer le processus (eh les mecs, c’est pas un appel au don, hein, vous pouvez ranger votre générosité et le reste!!). Quel dommage!!! Non, mais je sais qu’il existe nombre de solutions pour concevoir un enfant tout en étant homosexuelle mais pour certains sujets, je préfère m’attacher au problème plutôt qu’essayer de trouver des solutions. Pour une fois que c’est presque un avantage d’être lesbienne, autant ne pas trop s’attarder sur les solutions qui ne me permettraient pas de me complaire dans mon malheur, somme toute très relatif. Disons que je prends sur moi et que le non-désir d’enfant m’aide un peu dans mon combat quotidien pour ne pas en avoir…

 

Raison n°2 : Disons que je souffre de quelques problèmes organisationnels amplifié par une ponctualité à toute épreuve même à celle du temps si bien que j’arrive toujours en retard. La preuve par l’image : Je l’ai gardé 1 semaine. Et pendant cette semaine, j’étais censée allée le chercher à la halte-garderie soit avant 18H45. Comme, je n’ai réussit à me libérer qu’une seule fois pour le récupérer avant le temps imparti. Je vous rassure, hein, le reste du temps, sa nounou est venue le chercher, il n’a pas fini au commissariat ou quoi que ce soit d’autre, je ne suis quand même pas une mère temporaire indigne! Et LA fois où je suis allée le chercher à la halte garderie, disons que ça ne s’est pas passé comme je l’espérais. Parce que même si j’avais réussi à cocher un à un les éléments de ma liste «to do today», que j’ai commencé à ranger mes affaires, éteindre mon ordinateur pour me diriger vers ma veste et m’en saisir avant d’entamer une course effrénée pour réussir à choper le bus parce qu’il est déjà 18h18. Il y a toujours un collègue qui vient pour te demander un truc super urgent à valider tout de suite après avoir lu les 234 pages qu’il a entre les mains. Bon, je respire et choisis entre me faire une nocturne : working by night in Paris (la soirée la moins chère et la moins fun de la capitale, youhouh!) ou lancer: un «écoutes, je te fais confiance, ça à l’air bien (présenté!) et puis de toute façon, tu sais comment, ça se passe ici, c’est: «sois bon ou dégages» (ou tu prends tes responsabilités et tu me fais pas chier, y a un petit garçon de 4ans et demi qui est sur le trottoir pendant que tu me parles) donc, je te laisse relire (et passer la nuit dessus) et te laisse le soin de l’envoyer. Juste si tu peux supprimer mon nom, au cas où, hein?!!» La base du management, c’est de savoir déléguer et connaître une petite phrase de Peter Drucker à glisser, ça peut aider… 18h20: je m’éclipse après un au revoir général pour foncer prendre le bus. J’arrive à la halte-garderie à 18h43, montre en main. C’est un peu un record personnel. Il ne reste plus que 2 enfants. Mon petit bonhomme se précipite vers moi, la directrice aussi. Elle me demande si je viens chercher le petit Nicolas (on l’appellera comme ça). Et des fois, je sais pas pourquoi mais mes lèvres s’agitent sans que mon cerveau soit vraiment informé et à la source de mes mots. Ce qui donne un : «Oui, mais l’autre, le petit blondinet, il a l’air plus mignon, je vais prendre celui-là, finalement!». Et forcément, je tombe sur une directrice dont la dernière personne qui l’a vu rire ne doit plus être toute jeune depuis le temps et me demande si j’ai une pièce d’identité pour la photocopier. Comme je n’ai pas de pièces d’identité, ni pris l’autorisation de venir prendre le petit Nicolas que je m’étais rédigée et signée à la place de sa mère. Je tente un «oh, oh, I’m rigoling madame» en lui faisant mes yeux tout mignons ; Et bon, là comme tout le monde, elle a craqué. Pas pour moi, hein, par les pleurs du petit Nicolas (ouais parce qu’en plus d’avoir le moins beau, je me récoltes le chouineur!) et aussi le fait qu’il était 18h50. Je pensais être sortie d’affaire lorsqu’une toute petite main (pendant que l’autre farfouillait désespérément dans son nez! C’est pas mon enfant à moi, que les choses soient claires!!) était dans la mienne et me conduisait à son domicile. Mais une fois arrivée, alors que je n’avais qu’une envie: dormir. J’ai vite compris que c’était juste le début de l’enfer, je devais faire tout ce que la nounou faisait jusqu’alors: jouer avec lui, l’aider à faire ses devoirs (à ce propos, c’est un truc de malade, ça, il n’est qu’à la maternelle quand même pas en prépas), préparer le repas, lui trouver une occupation pendant que je prépare le repas, faire couler son bain, réparer tout ce qu’il a cassé et colorié pendant que je préparais à manger et que je m’occupais de son bain, lui faire prendre son bain, le faire manger, appeler sa maman (ça, je dois dire que c’est ce que j’ai le mieux réussis), lui faire se brosser ses petites quenottes avant d’enfiler son pyjama et de filer au lit, lui inventer une histoire rien que pour lui avec le méchant loup: Sarkozy (quoi, y a pas d’âge pour le conditionnement idéologique!!) et avoir la bonne idée de le faire participer à l’élaboration de l’histoire, ce qui n’a absolument pas le but de l’endormir mais plutôt de l’exciter. Du coup, j’ai pris un livre bien chiant pour qu’il s’endorme, «Finance d’entreprise» 1112 pages pour qu’il comprenne que sa maman ne s’amuse pas lorsqu’elle va travailler et qu’il a intérêt à bien travailler à l’école s’il veut faire un métier moins, comment dire … chiant, comme du marketing ou de la communication, il a intérêt à bien travailler à l’école et pour ça, il doit se coucher tôt – CQFD. Et puis au pire si tu ne dors pas dans 5 minutes, je peux toujours t’assommer avec, c’est à toi de voir! Et non, je doute que ta maman te laisse faire du trampoline sur son lit à 23h56, ni jouer au foot, ni manger tous les bonbons, d’ailleurs... Et non, tu n’as pas soif, tu as l’impression d’avoir soif, ce qui, du point de vue de la législation française, ne constitue pas un motif pour te lever, maintenant fermes les yeux et DORS…

 

Bon compte-tenu de la longueur de la raison N°2, vous aurez le droit dans un second épisode au récit du WE dernier que Nicolas et moi avons passé à la campagne, au milieu de rien, non mais là vraiment, pas juste parce que c’est loin de Paris!! C’était à deux pas (1 journée de marche, traduit littéralement) de Marly-Gomont de Kamini ou comment chaque seconde de chaque instant peut se transformer en drame… (whhaaah, on dirait presque un teaser pour un film du lundi soir sur TF1!!) Et aussi, je voulais vous demander quand vous prenez le temps de concocter un plat compliqué que vous avez laissé mijoter des heures comme une pizza surgelée et que vous récoltez un: «j’aime pas trop quand c’est toi qui fait à manger». Comment peut-on préférer la cantine à ma cuisine??? Rassurez-moi, c’est juste que le goût n’est pas encore développé à 4 ans, c’est tout, hein???